Mimizan avenir

Casino : opération à hauts risques

Casino : opération à hauts risques

Voici la prochaine tribune libre des élus de l’opposition qui paraîtra en juin dans le journal municipal.

Monsieur le maire fait miroiter à la population tous les avantages de la construction d’un casino à l’entrée de Mimizan Plage. Flanqué une fois de plus de son cabinet d’avocats fétiche, GB2A, il « survend » un montage juridico- financier dont il assure qu’il constitue une opération blanche pour la commune. Lors du Conseil du 25 mars, il a même affirmé qu’elle en tirerait un bénéfice de plus de 6 millions d’€ sur les 20 ans qui viennent : une véritable martingale en cette période de disette budgétaire.

Un autre regard sur le casino

Notre analyse est totalement différente. Nous avons tenté de l’exposer en Conseil municipal. Mais constatant notre échec face à une majorité inféodée à quelques affairistes, nous avons décidé de porter l’affaire devant le Préfet et la Chambre Régionale des Comptes. En restant passifs, nous nous rendrions complices d’un revers financier pour Mimizan.

En décembre 2013, le Conseil municipal a confié, à partir de 2017, l’autorisation d’exploiter les jeux du casino à une nouvelle société – Socofinance – qui exploite actuellement le casino de Gujan-Mestras. Cette société a clos son dernier exercice avec une perte de 484 000 € et de 445 000€ l’exercice précédent. L’offre proposée sur Mimizan envisage pourtant une multiplication par trois du Chiffre d’affaire actuel, alors que le secteur d’activité des casinos connaît une crise structurelle très importante.

Un coût de 2 millions d’€ pour Mimizan

La décision d’attribution de l’autorisation des jeux fait l’objet d’un recours devant le Tribunal Administratif par l’exploitant évincé. Néanmoins en mars, le Maire lance le deuxième étage de la fusée avec le projet de signature du Bail Emphytéotique Administratif (BEA) d’une durée de 20 ans, prenant le risque de construire un bâtiment qui serait sans occupant et à la charge entière de la commune.

Le montage financier proposé est pour le moins aventureux pour la commune. Contrairement aux règles élémentaires des BEA, les loyers payés par la commune (6 653 000 €) au bénéficiaire du Bail (la société CETIM) sont très supérieurs à ceux encaissés auprès du nouveau casinotier (4 612 000 €). C’est un coût net de plus de 2 000 000 € pour la commune : drôle de conception d’une opération blanche. La majorité, ayant plus d’un tour dans son sac, compense cette perte par les redevances contractuelles que doit verser le casinotier qui n’ont pourtant rien à voir avec le BEA.

La supercherie dénoncée

N’ayant peur d’aucune exagération, les élus évaluent ces redevances à plus de 500 000 € par an alors qu’elles ne représentent aujourd’hui que 50 000 €. Tout le modèle économique et financier repose donc sur une croissance de 300 % du produit des jeux et une multiplication par 10 des recettes fiscales pour la commune. C’est bien cette supercherie que nous dénonçons et que nous comptons voir prise en compte à travers la demande de déféré de la délibération du 25 mars déposée auprès du Préfet.

Chers habitants, par cette démarche, ce sont vos intérêts et ceux des salariés du casino que nous protégeons en espérant faire avorter cette cabale financière pour Mimizan.

 

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