Mimizan avenir

Le petit bout de la lorgnette

Le petit bout de la lorgnette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 26/07/2018

18H-19h45

Atmosphère : Politique de l’autruche (Seconde partie)

 

Après cette analyse de l’opposition,

Quelques réponses sensées nous attendions.

Comme d’habitude, il n’y eut pas de miracle,

Mais un délégataire porté au pinacle.

 

Les élus majoritaires se targuent de ne pas faire de politique et accusent Xavier Fortinon de se comporter en politicien. Pourquoi tant de haine envers la politique ? Ils en font – étymologiquement, sans le savoir ?- et que je sache, dans une ville, il faut des dirigeants, des directions, des choix. Les leurs sont parlants. Ils en maîtrisent aussi les pires codes, la complète panoplie, que l’on appréciera tout au long du débat: langue de bois, petites phrases qui se veulent assassines, déni des responsabilités, et vas-y que je botte en touche…

Aux questions de l’opposition, donc, il n’est pas répondu. Arnaud Bourdenx se contente de dire, que « si l’opposition est farouchement contre ce projet, la majorité est résolument pour car elle a construit un projet raisonnable à l’échelle de notre commune. »Il vilipende l’opposition qui a entravé ce projet et a propagé des rumeurs : « Des élucubrations…nous ne sommes ni farfelus, ni mégalomaniaques et le tribunal administratif vous a donné tort sur le fond. » A quoi, Xavier Fortinon répond « J’ai assez de respect pour nos fonctions pour ne pas donner suite à cette logorrhée verbale qui n’a aucun sens et je vous rappelle que le recours a eu lieu avant la construction du casino. »

Arnaud et Christian s’emballent, racontent. La lorgnette vous livre en vrac leurs…réflexions : « M. Fortinon, vous êtes mécanique et technique ; vous êtes dans une démarche d’analyse pointilleuse, que je respecte. Vous regardez le document, levez-vous un peu. » « On va pas ergoter, M. Fortinon. On travaille avec des gens compétents. Il faut élever le débat. M. Ginestet ne vient pas pour organiser la pénurie de Mimizan. Je fais confiance à ce monsieur, il vient avec des ambitions. Il ne vient pas ici pour ne pas faire du chômage technique. Ce monsieur n’a déçu personne.C’est quelqu’un qui avance. On a confiance en ce mec-là. On considère qu’on vous a répondu. »On ne répond pas sur le fond ; on met en avant le « mec »-providence…

Certains conseillers godillots vont lire tour à tour tout le bien qu’ils pensent de ce casino. Discours bien préparés, distribution des rôles assurée.

Gaétan Videau : « Le prévisionnel est bâti sur quelque chose de crédible. Je mesure le risque pris ce soir, mais voter contre cette DSP, c’est voter la mort du casino. » La crédibilité de l’investisseur ? Mon dieu…Pas de problème.

Isabelle Dezemery : « Une trêve est nécessaire. Mimizan est las de ces joutes verbales…de cette volonté adverse pour que rien n’aboutisse. Nous sommes au pied du mur, c’est notre dernière chance pour permettre le droit aux jeux, maintenir une vingtaine d’emplois, faire entrer de l’argent dans une commune qui en a bien besoin. »Tiens, tiens…tout en rendant encore une fois l’opposition responsable, l’adjointe fait un constat inquiétant sur les finances communales, alors que le maire prétend : « nos chiffres sont excellents. »

Claire Leroux : « 21 personnes, l’intégralité du personnel seront reprises. Plus 5 postes supplémentaires. »Marie-France Delest lui rétorque que «  les 21 emplois sont dans la DSP. C’est la loi…et non dans votre cahier des charges »et poursuivra « nous ne faisons pas de procès d’intention contre M. Ginestet. C’est vous qui vous êtes mis au pied du mur. Aucun casinotier professionnel ne s’est manifesté. Nous sommes pour la poursuite du casino, mais pas dans les conditions financières choisies, dangereuses pour la collectivité. » L’opposition, est-il besoin de le dire, est satisfaite que les emplois soient sauvés.

Denis Sanna : « Très fier d’accueillir M. Ginestet et ses machines » salivant «  des 3 millions 7 sur l’équipement. ».Plus les zéros s’empilent, plus on jubile.

Guy Cassagne se la joue grand inquisiteur : « M. Fortinon, je t’appellerai comme ça, pour que tu me répondes comme un citoyen, un homme, pas comme un politicien. Tu déposes un recours, oui ou non ? ». Le maire ajoutant : « On a été plusieurs à entendre que vous déposeriez un recours. »

Réponse sans appel de M. Fortinon : « Jamais. Je suis inquiet sur la compréhension individuelle de chacun. Il n’est pas question d’un recours. Je parle de la faiblesse de ce projet, ce soir. Je demandais des précisions. Vous ne voulez pas entendre ce que je dis. J’en ai marre de cette façon de raconter. La commune de Mimizan a décidé de construire un casino ; elle doit en assumer les conséquences. Ne nous faites pas porter les responsabilités. »

 

Remercions les élus de l’opposition qui devant tant de désinvolture et d’obédience, restent honnêtes et transparents. Car, eux répondent, ont du répondant. Et, Monsieur Cassagne…si la majorité était toujours aussi transparente et franche, ce serait épatant.

Arlette Bouigue

 

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