Mimizan avenir

Début d’année difficile

Début d’année difficile

Lors du précédent numéro de VIVRE nous clôturions notre tribune en vous adressant nos vœux de bonne année. Nous ne  nous doutions pas, à ce moment là, qu’en plus de la déferlante économique notre territoire devrait faire face à un ouragan.

Ce 24 janvier, en plongeant les Landes dans le noir, a marqué son paysage et son économie pour de très nombreuses années. Il a mis en exergue nos forces et nos faiblesses. Il a soulevé un élan de solidarité entre les habitants démontrant ainsi les ressources de chacun dans l’adversité.

Il a montré l’efficacité du service public quand il est organisé au plus près des populations.

Chacun a pu apprécier la réactivité du service des eaux et de l’assainissement de la communauté de communes. Contrairement à d’autres nous n’avons pas manqué d’eau. Ce n’est pas dû au hasard mais simplement le résultat d’une politique d’investissement en matériels permettant d’assurer l’autonomie de la distribution et d’une mobilisation dès l’alerte rouge de météo France. Il en fut de même à la maison de retraite et aux campings équipés depuis quelques années de groupes électrogènes qui ont pu accueillir les populations les plus fragilisées.

Acteurs incontournables à pied d’œuvre dès la première heure, les pompiers ont dirigé, coordonné l’ensemble des dispositifs et ont permis par la tenue de réunions quotidiennes de crise  la coopération  entre collectivités. Ce travail d’équipe entre tous les intervenants, dépassant largement les frontières communales, témoigne s’il en était encore nécessaire de l’ardente obligation de mutualisation des moyens au bénéfice des habitants. Si nous avions un vœu à émettre ce serait celui de réactiver les plans de sauvegarde communaux (élaborés suite à la tempête de 1999) qui permettent d’être opérationnel et de pouvoir mobiliser les moyens matériels et humains (réserve communale) rapidement.

Cette cohésion locale a contrasté avec la désorganisation des entreprises nationales distributrices d’électricité et de télécommunications, qui faute d’un maillage territorial suffisant, suite au démantèlement récent d’une part et à la privatisation d’autre part, ont mis du temps à se mettre en ordre de marche. Nous souffrons d’un sous investissement sur les réseaux depuis plusieurs années.

Ce constat unanime, fait par tous les maires du département et exprimé de façon claire dans une motion soumise aux conseillers municipaux, n’a semble-t-il pas été perçu par les élus de la majorité mimizannaise qui ont refusé d’en débattre lors du conseil municipal du 6 mars.

L’ouragan en décimant près de 300 000 ha de forêt a défiguré notre paysage et déstabilisé durablement notre économie forestière. Nous nous félicitons que les élus de la communauté de communes réactive l’aire de stockage de bois initiée lors de la précédente tempête de 1999.

Nous regrettons néanmoins qu’ils n’en reprennent pas l’emprise dans sa totalité et qu’ils suppriment l’aire de grands passages destinée aux gens du voyage.

En faisant ce choix délibéré, le Maire et Président de la Communauté de communes sacrifie un investissement de près de 300 000 € qui avait démontré son efficacité et se met en défaut par rapport à la législation. De qu’elle marge de manœuvre disposera-t-il en cas d’arrivée de groupes de nomades au cœur de Mimizan ? Il pourra difficilement solliciter les forces de l’ordre compte tenu de l’absence d’équipements d’accueil de taille suffisante.

De l’art de mettre la commune en difficulté !!

Ayant obligation de rendre notre tribune pour le 20 mars, nous ne pouvons vous communiquer notre appréciation sur le Budget qui est examiné le 30 mars. Nous le déplorons, car c’est l’acte politique essentiel d’une équipe municipale. Le débat d’orientations budgétaires tenu le 6 mars s’est focalisé sur les contextes internationaux et nationaux, avec la description de faits économiques, mais dès que fut abordé la situation locale on n’a pas senti de relation entre la situation économique et les propositions budgétaires. Nous serons plus explicites dans notre prochaine intervention.

N’hésitez pas à venir assister aux séances publiques du Conseil Municipal pour vous informer plus complètement sur le devenir de Mimizan.

Les élus de l’opposition tiennent une permanence tous les vendredis matins de 9H à 11H à la mairie de Mimizan salle des commissions. Cette permanence est ouverte à toutes et tous et se fait sans rendez vous.

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