Mimizan avenir

POLITIQUE DU LOGEMENT: UN MIMIZANNAIS NOUS ECRIT

POLITIQUE DU LOGEMENT: UN MIMIZANNAIS NOUS ECRIT

Commentaire sur le dossier « Politique du logement » du journal n° 3.

 J’ai lu avec intérêt “Mimizan Avenir n°3” et je tenais à vous donner mon point de vue sur le dossier en objet.

Depuis plusieurs années, le regroupement des communes sous forme de communautés de communes est la règle, et elle est admise par tous ; c’est donc l’intéret de la communauté qui prime sur l’intérêt des communes. Dans ces conditions, il n’est pas souhaitable que les communes se fassent “de la concurrence” à la croissance démographique par la multiplication des lotissements. Ces derniers sont les premiers responsables de ce que les urbanistes appellent “le mitage du territoire” et qui est un nouveau fléau galopant. Le lotissement, c’est tout le contraire du développement durable ; il existe de nombreux ouvrages pour l’expliquer en détails (David Mangin, Thierry Paquot, Bruno Fortier etc ….) et un article très intéressant est paru dans S.O en cours d’année. Certes les Landes sont vastes et peu peuplées, mais les effets du mitage y sont quand même visibles, par exemple dans le sud du département à proximité du BAB ; certains villages sont coupés en 2, avec d’un côté le village “historique” regroupé autour de l’église et de la mairie, et d’un autre côté “le lotissement” construit sur des terres agricoles, avec ses maisons multicolores, de toutes les formes, dans tous les sens etc…et qui compte plus d’habitants que le village “historique” (un peu comme à Bias et Aureilhan ou même St Paul)

Le développement durable et l’avenir, c’est au contraire le regroupement en habitats collectifs et la densification des centres existant pour :

  • Ne plus “consommer” l’espace naturel (agricole, forestier ….) et le préserver.
  • Ne plus systématiquement défigurer le paysage
  • Minimiser les déplacements en automobile et la pollution qui en résulte.
  • Permettre la mise en place de transports en commun et favoriser les transports “doux”, pour reprendre le mot à la mode.
  • Permettre de créer des “coeurs de ville” animés, agréables et bien équipés. 
  • Permettre le développement des commerces et services de proximité.

Pour attirer les personnes qui veulent s’installer dans la communauté de communes de Mimizan dans le centre-ville, il faut bien sûr que l’habitat collectif proposé soit attractif mais ce n’est malheureusement pas souvent le cas (absence de garage, de dépendance etc…). La commune est rarement maître d’oeuvre mais son rôle est de faire jouer son droit de préemption sur les terrains disponibles à la vente en centre-ville pour qu’ils soient destinés au collectif et pas à la construction individuelle : c’est, à titre d’exemple, ce qu’il conviendrait de faire pour le terrain de l’ancien Crédit Agricole (à côté de l’école de musique) ou celui qui est en face du garage Citroën.

En conclusion, si les lotissements continuent de fleurir, à Aureilhan, St Paul et Bias, je trouve ça dommage pour les communes en question, pour la communauté de communes et pour le coeur de ville de Mimizan qui ne se développe pas.

Olivier Bongrand.

Dernier commentaire

  • Jean paul DESTENAVES
    12 janvier 2013 at 14 h 02 min

    Je suis entièrement d’accord avec cette analyse.
    Les problématiques d’urbanisation et de développement de nos communes, passent effectivement par une réflexion qui doit être engagée au sein des instances de Communauté des Communes, pour limiter
    le mitage du territoire et redonner à nos “coeurs de ville”, le rôle de mixité sociale qui doit être le leur.
    La création régulière de nouveaux lotissements, l’extension prévue de la zone commerciale du Centre Leclerc, illustrent cette utopie générale ambiante de compartimentation des activités. Elles vont
    encore renforcer la désertification des centres villes qui n’auront plus de centre ville que le nom.
    Pour préserver un cadre de vie auquel nous sommes tous attachés, il convient en effet de favoriser une densification des zones urbaines et développer un habitat collectif, qui répondent à la
    demande d’une clientèle locale ou extérieure prête à venir vivre à Mimizan : un habitat spacieux, répondant aux normes actuelles phoniques et thermiques, abordable en terme de prix, à proximité de
    services et commerces.
    Organiser, gérer, développer une cité, une communauté de communes, nous impose de réfléchir collectivement au cadre de vie et de société, dans lequel nous souhaitons vivre, nous et nos enfants.