Mimizan avenir

Quartier des Hournails : abandon pur et simple du projet

Quartier des Hournails : abandon pur et simple du projet

Alors que la précédente municipalité avait construit le projet après consultation de la population et en étroite concertation avec les acteurs locaux.La municipalité dirigée par Christian Plantier, a  décidé le 4 mars 2010, son abandon, sans réellement avoir essayé de le mettre en œuvre durant ces deux dernières années.Le développement de Mimizan est à nouveau retardé voire sacrifié.

 

Rappel du projet

DSC01049Ce projet poursuivait des objectifs sociaux, touristiques, environnementaux et s’adressait en grande partie aux mimizannais.  Situé sur 19ha à l’entrée de Mimizan Plage Nord, au cœur d’un secteur boisé, il alliait création de logements, économie du foncier, mixité des usages, des habitats et habitants, impulsant ainsi une nouvelle image de Mimizan Plage. Respectueux de l’environnement il privilégiait les liaisons douces sur les liaisons routières et de vastes espaces publics dédiés aux habitants du site et à l’ensemble des mimizannais  (plus de 50% de l’espace des Hournails).Ce quartier s’intégrait totalement dans la station  par des connexions avec  le quartier nord de Mimizan Plage.

Il s’accompagnait de toute une réflexion sur le réaménagement du boulevard de l’Atlantique jusqu’au carrefour avec l’avenue Maurice Martin afin qu’il y ait une meilleure intégration du centre Ségosa dans le cœur de la plage et que ce boulevard  ne constitue plus une séparation rédhibitoire entre le cœur de la plage et son immédiate périphérie.

Les Hournails : Un projet construit après consultation de la population et en étroite concertation avec les acteurs locaux

 DSC01047Ce projet avait fait l’objet avant sa finalisation d’une consultation d’architectes, urbanistes à l’issue de laquelle la population avait été saisie pour donner son avis sur les différents scénarii  et plans d’aménagement proposés par les équipes pluridisciplinaires. Au terme de cette procédure une équipe fut retenue et un travail en étroite concertation avec des acteurs extérieurs au Conseil municipal (représentants des commerçants, des associations environnementales, des associations de défense du patrimoine dont Mimizan Plus Authentique, des représentants de l’activité touristique…), fut mené.

Au terme de ce travail qui dura plusieurs mois un plan d’aménagement fut arrêté et un aménageur choisi après une mise en concurrence. Une convention publique d’aménagement fut signée le 6 mars 2008 avec le Groupe Carrère, ce dernier s’engageant à réaliser l’opération conformément au cahier des charges et à acquérir le terrain d’assiette de l’opération pour un montant de 2 671 000€.

Par sa qualité et son exemplarité il fut retenu et présenté à Toulouse lors d’une conférence sur l’urbanisme et l’architecture durables.DSC01048

Changement de municipalité : chronique d’une mort décidée par avance du projet des Hournails

Le projet était donc sur les rails, la crise de l’immobilier n’avait pas encore frappé. Les élections municipales interviennent le 8 et 15 mars 2008 installant Monsieur Plantier Maire de la commune. Nous l’informons de l’avancement du projet et des conditions financières de sa réalisation ainsi que des termes de la convention récemment signée. Entre cette date et le conseil municipal du 4 mars  2010  mettant un terme au projet nous ne furent conviés qu’à une seule réunion en présence de l’aménageur à savoir en juin 2008.  Lors de cette rencontre, le groupe Carrere représenté par M DANE et l’architecte urbaniste Monsieur PUYO  nous avait présenté quelque projets en adéquation avec le plan d’aménagement retenu nous laissant à penser que les investisseurs semblaient séduits par le projet. Puis rien. A plusieurs reprises nous interrogions Monsieur le Maire sur l’avancement du projet, il  ne nous réservait que des réponses évasives.

DSC01046Mais on n’a jamais senti une détermination pour faire avancer le projet en mobilisant les acteurs. Il faut rappeler qu’en tant que membre de Mimizan Plus Authentique il avait pris des positions en désaccord avec ce projet. Pour avoir de plus amples informations dans la mesure où en interne on ne nous en fournissait pas nous nous sommes adressés à l’aménageur.  Ce dernier nous a alors fait part de toutes les difficultés auxquelles il fut confronté, principalement avec l’adjoint à l’urbanisme qui manifestement avait décidé de tout faire pour que ce projet n’aboutisse pas. A chaque proposition présentée en accord avec le plan d’aménagement de nombreuses contraintes lui étaient opposées, traduisant de façon explicite que la philosophie initiale du projet ne correspondait pas aux souhaits de l’élu à l’urbanisme. « On sentait bien que le seul produit qui trouvait grâce à ses yeux était un grand lotissement qui en termes de consommation et de privatisation d’espace, de réalisation de nombre de logements, est un concept totalement différent ».

Mais de cela on ne nous en parle jamais en commission ni en conseil municipal, car on n’a certainement pas le courage de dire que c’est le projet que l’on refuse et pas uniquement l’aménageur. Monsieur le Maire et son adjoint interrogés sur l’existence d’un projet alternatif restent muets et n’ouvrent aucune perspective si ce n’est celle de récupérer les études au titre de la loi sur l’eau auprès de l’aménageur.

En conséquence nous comprenons mieux l’absence de volonté des élus Mimizannais de se battre pour la pérennisation du projet car leur préoccupation essentielle était l’abandon pur et simple du projet.

Le développement de Mimizan à nouveau retardé voire sacrifié.

Après la cité du bois, la valorisation du patrimoine historique autour du clocher porche, c’est le troisième projet structurant pour le développement de Mimizan qui est abandonné. Sans compter que celui là s’accompagne d’une perte financière immédiate pour la commune de 413 000€. Excusez du peu !!

 

Dernier commentaire

  • Jean-Pierre Roques (JPR pour parution éventuelle)
    12 mai 2010 at 14 h 49 min

    Mimizan plage, du quartier des Hournails au quartier des Pêcheurs…..
    A la vue de l’affichage d’un permis de construire annonçant une résidence de tourisme au quartier des pêcheurs, mieux vaut ne pas se souvenir de ce qu’écrivait une association mimizanaise il y a
    peu de temps .. association dont de nombreux représentants sont à ce jour nos élus ….

    Le texte intitulé « l’imposture de la résidence de tourisme » disait en substance :

    « Si vous êtes commerçant et que vous espérez un surcroît d’activité grâce à l’ ouverture de
    cette résidence, sachez qu’une résidence de tourisme ne reçoit de locataires que lorsqu’une majorité d’appartements est louée. Qu’en est-il d’ailleurs des résidences de tourisme dans des villes
    autrement attractives que Mimizan? A St Jean de Luz comme à Arcachon, elles restent fermées 7 mois sur 12, c’est à dire d’octobre à mai? Si vous espérez que cette construction crée de l’animation
    en inter-saison, il faudra y ajouter les équipements de loisir qui étaient prévus dans le projet initial, à l’emplacement précis de la résidence de tourisme : salle-polyvalente-trinquet-bowling,
    sinon comment inciter les vacanciers à rester à Mimizan quand il n’y a ni soleil ni plage?
    Ce que l’on vous fait miroiter n’est sans doute qu’un splendide mirage.
    Et puis a-t-on mesuré la concurrence des 120 locations à bas prix ur le marché des meublés de Mimizan plage?
    A tous ceux et à celles qui ne supportent plus le terrain vague actuel et sont pressés de le voir construit :
    La résidence de tourisme va combler un vide , oui mais à quel prix ? Peut elle créer des emplois non-saisonniers? Rien de comparable, par exemple, avec les 50 emplois féminins qualifiés qui
    accompagneraient la création d’ un établissement de thalassothérapie de 50 chambres ouvert 12 mois sur 12.
    Faut il se résigner au manque d’ambition de ce projet et subir la pression du béton des promoteurs? « 

    Quelle est donc la différence entre une résidence de tourisme que l’on combat et une résidence de tourisme à qui l’on accorde un permis de construire?