Mimizan avenir

ECOLE: Variable d’ajustement de la municipalité

ECOLE: Variable d’ajustement de la municipalité

ECOLE: Variable d’ajustement de la municipalité

Année après année, nous constatons que l’école n’est pas une priorité pour l’équipe municipale en place. Au moment du budget 2012 dit « de crise », elle s’est glorifiée d’épargner les associations. C’est très bien, mais l’école aurait mérité le même sort. Au lieu de cela, l’année 2012-2013 s’annonce mal.

Le budget de fonctionnement des écoles est réduit d’1€ par enfant : décision inutile mais au combien symbolique d’un choix politique.

Après avoir invité les équipes enseignantes à faire part de leurs besoins en équipement informatique, leur réponse est: « rien n’est prévu pour l’instant; peut-être quelque chose à la rentrée ».

Atermoiements et inconséquences dans les choix

La mairie met en place l’intervention d’animateurs sportifs pendant l’interclasse de midi (est-ce le moment à proximité des repas), et en même temps elle met en doute la validité d’une intervenante en anglais dans les classes n’ayant pas d’enseignants habilités.

Le plus grave concerne les aide-maternelles : il manquera un demi-poste à la maternelle du Bourg et un poste à Bel-Air pour la classe de grande section- cours préparatoire. Après un premier refus, il y aura finalement peut-être un demi-poste pour Bel-Air… Situation très insuffisante. Pourtant, on sait bien à quel point la présence d’une deuxième personne est indispensable au fonctionnement de ces classes, et surtout pour que les enfants de CP puissent mener leurs apprentissages dans des conditions correctes.

Et bien sûr, l’école de Bel-Air est toujours en sursis, à la merci de décisions sur l’emplacement de la Maison de Santé… et personne ne sait quand elles interviendront. En attendant, le site de Bel-Air sert de variable d’ajustement. Un an après l’annonce de sa prochaine fermeture, on y envoie quelques enfants hors secteur, pour éviter une ouverture à l’école maternelle du Bourg !

La myopie comme ligne directrice

On ne peut pas se contenter de petites idées sympathiques comme la distribution de dictionnaires (dédicacés par le maire et l’adjointe !) aux élèves partant en 6e.

Depuis 2011, la commission école ne s’est réunie qu’une fois, la commission extra-municipale n’a pas siégé depuis 2008. Nos élus lancent régulièrement aux parents et enseignants des affirmations erronées qui témoignent au mieux d’une grande légèreté. Et les comités de pilotage et autres instances de concertation annoncées ne voient toujours pas le jour.

L’école, comme toutes les compétences de la commune, mérite une vision politique et une gestion à long terme. Gérer correctement le parc informatique se fait par un vrai plan pluriannuel. Modifier les secteurs scolaires ne se réduit pas à placer quelques familles ici ou là suivant les effectifs à chaque rentrée. On ne décide pas de l’avenir des différents sites scolaires en fonction de besoin de bâtiments ou de la surface foncière disponible. Il faut prendre en compte les données sur la durée: les perspectives démographiques, l’évolution urbanistique prévue par le prochain plan local urbanisme…

Il est temps de sortir d’une gestion mesquine à court terme, et de concevoir tous ensemble des écoles que nous souhaitons demain pour nos enfants.

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