Mimizan avenir

LES LUMIERES DE LA VILLE

LES LUMIERES DE LA VILLE

 

Le 6 mars, nous avons reçu un courriel nous demandant de remettre la tribune des élus de l’opposition  pour le 20 mars, afin qu’elle intègre le  bulletin municipal du printemps dont le fil directeur serait «  les lumières de la ville ».

Nous avons eu un moment d’hésitation, nous demandant bien ce qui se cachait derrière cette expression.

Fallait-il la prendre au premier ou second degré ?

Vous n’imaginez pas, quand vous êtes tenus complètement à l’écart des affaires municipales comme nous le sommes, tous les efforts qu’il faut produire pour décrypter ces quelques mots. De plus, nous sortions d’un débat d’orientations budgétaires, le 28 février, où la municipalité avait fait preuve d’une grande virtuosité dans les annonces en tous sens, toutes plus abracadabrantes les unes que les autres (cité des sports à 22 millions d’€, complexe casino bowling hôtel pour lequel aucun candidat ne s’est manifesté malgré le lancement d’un appel d’offre….).

En cette année préélectorale, nous avions bien compris qu’ils allaient afficher beaucoup de projets, comme autant d’écrans de fumée, pour faire oublier aux Mimizannais la faiblesse du bilan de leurs cinq premières années. Ils ont été à la hauteur de nos inquiétudes voire au-delà. Néanmoins et cela demeure un paradoxe, il y a un véritable fossé entre toutes ces déclarations de pure communication et les documents budgétaires prospectifs qui sont produits en direction des élus municipaux où tous ces projets mirifiques ne sont jamais intégrés. Auraient-ils peur d’affoler les indicateurs de gestion ?

 

Mais revenons à nos lumières.

Depuis 2008, ce sujet n’a fait l’objet d’aucun débat ni d’une seule question inscrite à l’ordre du jour d’un Conseil municipal ou d’une commission municipale.

Rappel préalable : l’éclairage public dans les 331 communes des Landes est géré par le Sydec (syndicat d’électrification où siège les représentants des communes dont ceux de Mimizan) et tout investissement se décide, après demande d’intervention de la commune, en conseil syndical. Il semble que cette réalité était ignorée de nos élus majoritaires, car, cet été, ils adressèrent au Sydec un courrier annonçant qu’ils souhaitaient se retirer du Syndicat. Un cabinet leur avait produit un diagnostic et leur conseillait de confier les travaux à une entreprise qui interviendrait sous forme de partenariat public-privé sans avoir demandé au Sydec la moindre étude bien qu’il soit en charge de ce dossier. Sur ce, le directeur du Sydec rencontra le Maire pour lui expliquer les règles élémentaires du fonctionnement et lui proposer, s’il le souhaitait, un plan pluriannuel d’intervention sur le réseau mimizannais. Un programme de près de 4 millions d’€ de travaux fut estimé avec une participation de la commune de 1.6 millions d’€ visant à changer plus de 1400 candélabres. Ce coût étant sans commune mesure avec celui beaucoup plus lourd proposé par le cabinet d’études.

C’est une illustration du fonctionnement de notre commune, on part à l’aveugle, on envisage la privatisation de service par méconnaissance de l’existant, mais on se glorifie par la suite de l’issue en se réappropriant l’initiative comme si de rien n’était en oubliant d’évoquer tous les éléments qui ont failli nous conduire dans l’impasse.

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