Mimizan avenir

QUEL ETE ?

QUEL ETE ?

Quel été

 

 

L’été 2012 aura marqué incontestablement les esprits des Mimizannais.

 

Gascogne en danger

Au mois de juillet, les difficultés financières du Groupe Gascogne plongeaient des centaines de salariés et par là même des milliers de Mimizannais dans l’incertitude et l’inquiétude. Un accord conclu le 13 juillet a permis d’éloigner le spectre d’une crise plus grave, mais pour combien de temps ?

Car si la situation du marché du papier et du sac est porteuse, pour les unités Mimizannaises, l’état d’obsolescence de l’outil industriel papetier interpelle. La situation financière du Groupe permettra t- elle la mise en œuvre d’une politique d’investissement indispensable à la pérennité du site Mimzannais ?

En tant qu’élus municipaux, nous sommes très préoccupés, car la disparition de notre fleuron industriel retentirait comme un cataclysme social, mais aussi financier pour la commune, la communauté de communes et l’ensemble des activités commerciales et de services. A tout le moins nous aurions pu penser qu’une telle situation aurait provoqué, de la part des élus majoritaires, une séance de Conseil municipal exceptionnelle pour évoquer l’avenir de Mimizan en présence des dirigeants et représentants du personnel de l’Entreprise.

Il n’en fût rien, car ils étaient entièrement mobilisés sur le lancement du programme des animations estivales.

 

Saison touristique médiocre

Le deuxième élément marquant de l’été est la baisse importante de la fréquentation touristique, particulièrement au mois de juillet, générant des baisses significatives de rentrées financières pour les hébergeurs, les restaurateurs, les commerçants de détail et la grande distribution et toutes les activités liées de près ou de loin au Tourisme. Cela démontre toute la fragilité d’un modèle basé principalement sur une économie résidentielle très sensible aux aléas climatiques et aux difficultés financières des visiteurs. Des dépenses publiques orientées exclusivement sur ce secteur tant dans le domaine des infrastructures que dans celui des animations peuvent rapidement constituer une véritable impasse pour la collectivité, surtout lorsqu’elles ne se fondent sur aucune stratégie territoriale.

Vont-ils enfin en prendre conscience ?

Au regard de la frénésie que déploie la collectivité pour vendre l’ex Garage Claverie, pas moins de trois ventes aux enchères organisées, une modification des règles d’urbanisme permettant pour ce seul emplacement de Mimizan de construire sur 100% de sa surface, pour permettre l’implantation du 41ème point de restauration de Mimizan Plage, on peut réellement en douter.

 

Un avenir à construire

Ces deux évènements majeurs, difficultés économiques de notre industrie et une activité touristique aux résultats en dents de scie, au delà de l’inquiétude qu’ils procurent, nous invitent collectivement à nous interroger sur l’avenir de Mimizan. N’ayant aucune possibilité de débattre de ces sujets fondamentaux au sein du Conseil Municipal, nous avons pris le parti, avec l’association Mimizan Avenir, durant toute l’année 2012, de mettre en chantier des réflexions thématiques autour des projets, économique, de vie et urbanistique de Mimizan. L’avenir de notre communauté s’appuyant sur toutes nos potentialités, sans exclusive, doit se construire maintenant. Nous vous invitons à nous rejoindre pour que le résultat soit à la hauteur de vos attentes.

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