Mimizan avenir

Le petit bout de la lorgnette

22/06/2017

Atmosphère : Vous avez quelque chose à dire ?

Quand le maire pose cette question, purement rhétorique, c’est qu’il frétille à l’idée de nous lire un beau et long discours. Il ne lit pas pour l’opposition qui connaît toujours ses réponses. Il lit un texte truffé de beaux mots : « Nous vivons sous le régime de l’argutie juridique érigée en droit fondamental. » De belles phrases interro-négatives : « Que n’avons-nous pas entendu pour attiser les passions ? » De poésie : « Que nous voulions construire des tours en béton qui seront englouties par l’océan. »

Devant tant de verbe et de verve, on s’incline. Il s’est même fendu d’une citation de Guillaume Ier d’Orange Nassau, arrangée à la sauce Plantier et que la lorgnette vous livre, dans son intégralité : « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. » Ajoutant, tout fiérot, devant de virtuels applaudissements : « C’est mes restes. » Là… on reconnaît notre maire, plus familier à bousculer la syntaxe qu’à défier nos grands auteurs.

Ses conseillers, ne voulant pas être en reste, n’ont pas hésité à citer à tour de bras non sans modifier, à leur tour, les citations.

« Gérer, c’est prévoir » assène Mme Dezemery. Emile de Girardin, lui, disait : « Gouverner, c’est prévoir. Ne rien prévoir, c’est ne pas gouverner. » Par exemple ? Ne pas prévoir les risques littoraux…

L’homme de théâtre Jean Vilar, cité par Mme Jamet, a dit très exactement : « L’art du théâtre ne prend toute sa signification que lorsqu’il parvient à assembler et à unir. » Vous trouvez que la lorgnette chipote ? Sûrement, elle achèvera cependant cette soirée-citations par deux auteurs moins connus, mais à la parole confondante.

Au point 6 de l’ordre du jour, Marie-France Delest s’étonne de la cohabitation, à la Garluche, d’une aire de jeux pour enfants et d’un stationnement pour hélicoptère. « Autrefois, l’hélico se posait sur la plage et on fermait vite fait les parasols. » M. Banquet ? Autrefois, il est vrai, on s’éclairait à la bougie… Nous vivons au XXIe siècle, qui n’est plus tout à fait – hélas – celui des Lumières.

Quant à M. Videau, répondant à une argumentation étayée de Frédéric Pomarez sur le point 10, il parlera « de zones étendues » en lieu et place « de zones tendues »… comme les flux !

Vous ayant offert un moment de détente, la lorgnette espère vous retrouver souvent sur notre blog pour d’autres rendez-vous. Et… il devrait y en avoir de nombreux.

Arlette Bouigue

 

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