Mimizan avenir

Casino : Avant la crise de 2008

Casino : Avant la crise de 2008

Nous publions une série de textes visant à démystifier les arguments de la municipalité actuelle dans son projet de déplacement du casino sur le site des Hournails et dans son montage financier.

La majorité consacre deux pages du dernier numéro du M à justifier la construction d’un nouveau casino aux Hournails. Le déplacement du casino serait motivé par un mauvais positionnement de l’actuel établissement au centre de Mimizan plage, qui, à lui seul, expliquerait les mauvais résultats d’exploitation. Les élus majoritaires appuient leur démonstration sur le fait que la municipalité d’avant 2008 portait le même projet.
Il est plaisant et amusant de constater comment, neuf ans après, l’histoire peut être réécrite ! Quand, en moins de dix ans, on est capable de pratiquer un tel « révisionnisme » de l’histoire – fut-elle locale –, on imagine aisément combien il est difficile pour les historiens de traiter celle qui couvre plusieurs millénaires !
Bref rappel historique
Avant 2008, le groupe COGIT, tout en étant situé au centre de Mimizan Plage, connaît une bonne activité. La commune de Mimizan encaisse des taxes sur le produit des jeux, sans commune mesure avec celles aujourd’hui. Le groupe COGIT sollicite alors le ministère de l’Intérieur pour obtenir une extension de son parc de machines à sous et évoque l’éventualité du déplacement de son établissement, mais rien n’est acté. Les comptes-rendus des conseils municipaux de cette période en témoignent.
Mais, le casinotier étant porteur du projet immobilier – comme cela se passe partout en France –, ce déplacement n’engage pas la commune dans son financement. Nous nous trouvons dans une boucle vertueuse de croissance d’activité, donc de moyens pour l’exploitant prêt à investir.
C’est après 2008 que sur tout le territoire national, les activités des casinos se dégradent. Mimizan n’échappe pas à la crise ; ce qui conduit la municipalité actuelle à soumettre les produits bruts des jeux à une taxe à taux zéro afin de maintenir l’activité. Par conséquent, les recettes ont quasiment disparu.
Le casino de Mimizan a connu sa réussite et une croissance forte, ainsi que sa baisse d’activité, dans les années 1990 et 2000, sur son site actuel. On en conclut logiquement que son site d’exploitation n’est pas responsable de la situation financière actuelle.

Xavier Fortinon

 

 

Dernier commentaire

  • Bouville
    26 février 2017 at 13 h 58 min Répondre

    Remplacons le par une blanchisserie?

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