Mimizan avenir

Élus sous influence

La prochaine tribune libre des élus de l’opposition Mimizan Avenir pour le prochain numéro du M est rédigée. Vous pouvez d’ores et déjà en prendre connaissance.

La politique immobilière menée par la majorité municipale conduit à la fuite des actifs et au vieillissement de la population, sans que nos élus en aient réellement conscience.

Les promoteurs aux commandes
Le Général de Gaulle disait : « La politique économique de la France ne se fait pas à la corbeille. » De même, la politique immobilière et foncière d’une commune ne doit pas être dictée par les projets des promoteurs immobiliers. Pourtant, à Mimizan, les délibérations du conseil municipal témoignent de la très grande proximité des investisseurs immobiliers et des élus majoritaires. Toutes les facilités leur sont offertes ; sans se soucier de vérifier si leurs exigences sont en adéquation avec les besoins réels de la population. Le capital foncier – longuement constitué pour faire face au choc économique subi par la filière bois – est dilapidé. Les élus ne semblent être préoccupés que par une frénésie de vente des terrains des Hournails, sans connaissance précise des projets.

Population locale découragée
Alors qu’une commune a pour fonction de réguler la promotion, à Mimizan, c’est la commune qui l’encourage et déséquilibre le marché jusqu’à saturation. Elle pousse le paradoxe à vendre moins cher les terrains aux promoteurs qu’aux accédants à la propriété en résidence principale. Sur ses propres lotissements, la commune a même l’indécence de faire une marge de 80 %. Alors que les statistiques mises à la disposition des pouvoirs publics nous apprennent qu’une grande majorité de la population locale perçoit de faibles revenus, cette dernière est poussée de fait, à quitter la commune.

Le PLU en panne
Conséquence immédiate : stagnation de notre démographie ; Mimizan est la seule station balnéaire de la côte landaise dans cette situation, ce qui crée une véritable anomalie. Alors qu’il y a urgence, la réflexion urbaine – à travers le document d’urbanisme qui définit la politique de peuplement et d’aménagement –, est en panne. La révision du Plan local d’urbanisme (PLU), entamée depuis juillet 2010, n’a toujours pas abouti, six ans et demi après. Monsieur le Maire nous annonce sa clôture seulement pour fin 2017 alors que le délai moyen de réalisation d’un tel chantier est de 3,5 ans. Preuve en est que nos élus ont été plus mobilisés à satisfaire les promoteurs qu’à travailler au redressement de la démographie et à la définition d’une politique de logement adaptée à la demande des Mimizannais et de ceux qui souhaitent résider à Mimizan pour leur travail.

Des commerçants inquiets
Sur la politique commerciale, le constat est identique. Ce sont les enseignes de la grande distribution qui dictent leur politique à la majorité municipale qui obéit à leur demande, voire la précède. Corrélativement, le commerce de centre-ville souffre et s’interroge légitimement sur son avenir. Les commerçants sont dans l’expectative d’un hypothétique réaménagement du centre pour lequel ils sont tenus, pour l’instant, à l’écart de la réflexion, alors que le Maire s’y était engagé (ainsi que sur une réflexion partagée avec l’opposition et les acteurs du centre). Nous sommes toujours au point mort, comme pour beaucoup de sujets évoqués, mais jamais traités.

 

 

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