Mimizan avenir

Un été sans CRS sur les plages mimizannaises

Un été sans CRS sur les plages mimizannaises

La semaine dernière, le journal Sud-Ouest consacrait une série d’articles sur la surveillance des plages sur la côte landaise et illustrait cette question par la situation de Mimizan. Ce mardi 7 juin, le journal de France bleu Gascogne interviewait l’adjoint au maire de Mimizan, Max Banquet, et invitait les internautes à réagir sur la question d’actu « Vous sentez vous en sécurité sur des plages sans CRS ? » sur sa page Facebook. Mimizan Avenir prend part au débat et apporte son point de vue.

L’année 2016, compte tenu de l’État d’urgence et de l’organisation de l’Euro de football, a contraint l’État à réduire le temps de présence des CRS sur les plages à un mois durant la période de fréquentation la plus importante. À cette annonce, les élus majoritaires de la commune de Mimizan, ainsi que les communes de Lit-et-Mixe et Vielle-Saint-Girons, ont fait le choix de se passer totalement de leur présence pendant toute la saison. Pourtant, la surveillance des baignades est une préoccupation importante dans une station balnéaire.

CRS et civils
Jusqu’à cette saison, la surveillance des plages faisait l’objet d’une organisation mixte alliant les MNS-CRS et les MNS civils. Ce dispositif permettait d’allier des intervenants expérimentés et ayant pouvoir de police judiciaire sur la plage à des civils – pour majorité locaux –, ayant les qualités requises pour assurer les fonctions de sécurisation des baigneurs.
Nous jugeons cette décision contestable. Nous avions d’ailleurs interpellé la municipalité lors du conseil municipal du 24 mars dernier sur ce choix, en mettant en exergue le rôle important joué par les CRS sur nos plages tant dans le domaine de la surveillance dans l’eau et hors de l’eau, en assurant des missions de police sur la plage.

Quelles conséquences dans la durée ?
À cela, l’élu en charge de ce dossier nous a répondu : « Cette histoire d’absence de CRS pendant 1 mois nous a posé un dilemme. Pour trouver des jeunes sauveteurs de qualité, il nous semblait un peu inconvenant de leur proposer une saison en dents de scie. Nous avons donc opté pour cette solution. Elle n’est pas miraculeuse, je vous l’accorde. Nous avons pris cette solution et nous verrons bien si c’est la bonne. »
Nous pensons que nos élus n’ont pas mesuré la conséquence de ce choix sur la durée. En effet, depuis de très nombreuses années, l’État central évoque la suppression des renforts saisonniers sur les plages, et l’ensemble des maires du littoral se bat pour les maintenir pour des raisons essentiellement de sécurité, mais aussi, budgétaires – les communes ne couvrent que les indemnisations pour frais d’hébergement des CRS.
Si l’État constate une faille dans le front commun des élus, il s’y engouffrera pour justifier son désengagement dans les années futures, quelles que soient les circonstances.

Mutualiser les postes de surveillance
L’argument évoqué – la difficulté de recrutement des sauveteurs de qualité sur une période tronquée – ne nous semble pas très pertinent, dans la mesure où dans les Landes, les communes se sont organisées en syndicat pour optimiser leur recrutement et leur organisation avec possibilité de mutualisation.
Il est regrettable que la commune de Mimizan fasse cavalier seul sur un tel sujet et mette en péril l’édifice construit depuis de nombreuses années sur notre département, et surtout, fragilise une organisation qui a fait ses preuves et donne une totale satisfaction au bénéfice de tous les usagers de la plage.

Xavier Fortinon

 

Dernier commentaire

  • dominique
    22 septembre 2016 at 17 h 43 min Répondre

    Bonjour,
    je suis sauveteur depuis 8 ans, affecté a la commune de Mimizan et j’ai connu des postes tenus par des CRS ainsi que par des civils.
    Le travail effectué par les civils est le même que les CRS et j’accorde plus de confiance aux sauveteurs civils (qui s’entrainent toute l’année en prévision de la saison, connaissent parfaitement leurs plage et passent chaque année un stage de sélection comprenant des épreuves de secourisme et des épreuves physiques à l’OCEAN pendant que les sauveteurs CRS sont testé en PISCINE) qu’aux CRS qui ne sont pas dans leurs fonctions premières.
    La plupart des CRS se disent en vacance juillet aout et font travailler les civils à leur place et quand il y a des vagues supérieure à 1 mètres ils restent enfermés au bureau ou se désintéressent du travail pour cacher leur manque de connaissance sur le terrain .

    Il est vrai que certains CRS sont plus que compétent dans leur mission et font remarquablement bien leur travail mais un bien grand nombre n’a pas leur place dans le milieu du sauvetage sur des plages dangereuses.
    Ce n est pas parce que l on a pas d’insigne que l on doit être sous estimé et méprisé comme dans cet article.

    Mr Fortinon, je trouve votre écrit irrespectueux envers tous les Nageurs Sauveteurs civils.
    vos parole je cite: « Vous sentez vous en sécurité sur des plages sans CRS ? »
    donc cela veut dire que si vous voyez un CRS sur les plages citons un exemple « brigadier X affecté a la sécurité d un stade de foot en bouclier à l’année qui a juste passé ses tests en piscine et qui voit l’océan pour la première fois de l’ année le jour où il embauche sur nos plage, vous vous sentez plus en sécurité ??????
    Vous dite aussi:
     » À cette annonce, les élus majoritaires de la commune de Mimizan, ainsi que les communes de Lit-et-Mixe et Vielle-Saint-Girons, ont fait le choix de se passer totalement de leur présence pendant toute la saison. Pourtant, la surveillance des baignades est une préoccupation importante dans une station balnéaire. »
    donc si je comprend bien la dernière phrase cela veut dire que ce serait une erreur grave de ne plus prendre de CRS.
    vous n’avez pas honte !!!!!!!!!! de nous dénigrer autant donc je suis sauveteur civil incompétent qui ne sert à rien et me laisser sur les plage sans CRS est dangereux. MERCI.
    vue que j aime bien vos paroles je continue avec:
    « le rôle important joué par les CRS. » quel rôle important un sauveteur civil ne peut pas jouer par rapport à un sauveteur CRS, mettre des amendes????? pourquoi ???
    Vous savez, non pardon vu l’article au dessus vous ne savez pas que le travail de sauveteur n est pas un travail de police.
    Ce que l’on nous demande, c’est de sécuriser les baigneurs et autres usagés de la plage, de faire respecter les arrêtés municipaux, de savoir réagir a toute situation que se soit en secourisme ,en sauvetage. Pour assurer le travail de police(il y en a très peu sur la plage) les gendarmes et surtout la police municipale sont présents tout au long de la saison.
    Du temps des CRS à Mimizan, ils étaient affectés au nombre de trois par poste de secours pour des plages à fréquentation moyenne de 15000 personnes, vous croyez vraiment qu ils avait le temps de faire du travail de police?
    J’ai pu entendre de la bouche de certains CRS : » je me fais pas chier toute l’année à faire du travail de police pour en faire pendant mes vacances d été. »
    Je suis furieux de voir qu’une personne comme vous attachée à des valeurs puisse descendre des civils qui s’ entrainent et se perfectionnent tout au long de l’année et dénigrer l’ensemble du travail accompli jusqu’à présent.
    Il y a des NS CIVILS d’expérience sur la commune de Mimizan, je vous invite à prendre contact avec eux.
    je ne vous remercie pas pour cet écrit.

    • Mimizan Avenir
      25 septembre 2016 at 15 h 17 min Répondre

      En réponse à votre commentaire, je ferai un premier constat : vous vous méprenez totalement sur la position des élus de Mimizan Avenir à qui vous prêtez des propos qui ne leur appartiennent pas.
      Ce ne sont pas les élus de Mimizan Avenir qui posaient la question de la sécurité sur les Plages sans CRS mais le Journal Sud-Ouest.
      A aucun moment vous ne trouverez une ligne visant à dénigrer le travail des sauveteurs civils. Nous faisons partie de ceux qui ont largement contribué à accroître leur nombre avec l’organisation mise en place sur l’ensemble de la côte landaise. C’est vraiment un mauvais procès que vous nous faites.
      Notre propos ne poursuit qu’un seul objectif : est-ce le moment de se passer de CRS sur la Plage ?
      Alors que les élus locaux regrettent le retrait de l’Etat de nos territoires, doit- on lui donner le bâton pour se faire battre ?
      Enfin sur les pouvoirs de police, surtout dans le contexte actuel, il nous semble judicieux de maintenir sur la plage des agents ayant force de loi.
      Ce sont les deux arguments qui nous conduisent à avoir sur nos plages des postes de secours mixtes. Je ne crois pas que de dire que nous souhaitons des postes mixtes c’est dénigrer les sauveteurs civils. C’est au contraire permettre d’avoir un panel de compétences pour assurer la surveillance dans et hors de l’eau.
      A aucun moment nous n’avons remis en cause la compétence et l’efficacité des sauveteurs civils et nous leur avons toujours fait confiance sur la surveillance des baignades car, et cela date de plus de huit ans, ce sont les élus en place avant 2008 qui ont étendu la surveillance des plages en aval et en amont de la haute saison avec exclusivement des sauveteurs civils.
      En espérant avoir répondu à votre erreur d’analyse qui, je ne doute pas, n’avait que pour but d’enrichir le débat malgré les dérapages sur la forme.
      Xavier Fortinon

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