Mimizan avenir

Finances communales : vigilance orange

Finances communales : vigilance orange

Voici la dernière tribune libre des élus de l’opposition pour le prochain numéro du M.

Lorsqu’on on examine en détail la politique municipale, c’est l’improvisation − voire à certains moments la fuite en avant − qui domine. Le Débat d’orientations budgétaires et le projet de budget 2018 en témoignent. En effet, les deux axes principaux de la politique financière − la stabilité fiscale et la cession du foncier − n’ont en rien enrayé la dégradation continuelle des comptes de notre commune.

Des indicateurs dans le rouge

Pour la première fois dans son histoire les seuils d’alerte ont été franchis :

  • une épargne nette négative, qui signifie que nos recettes de fonctionnement ne permettent plus de rembourser l’annuité de notre dette ;
  • une durée de désendettement qui atteint les 16 ans, alors que les seuils d’alerte se situent entre 10 et 12 ans.

Sans que l’on puisse rendre totalement les élus responsables de la dégradation de l’épargne liée en partie à la baisse des recettes de l’État, on peut les interpeller sur l’absence de maîtrise des dépenses de fonctionnement. En bon père de famille, des mesures auraient dû être prises afin de dépenser moins que ce que l’on perçoit.

Des contresens de gestion

La privatisation des campings annoncée comme une opération financière bénéfique s’avère une impasse, tant au niveau des reversements par le délégataire que par l’augmentation des charges de personnel dans le budget communal.

Le déplacement de l’aire de camping-cars afin de satisfaire l’appétit des promoteurs immobiliers − premiers partenaires de la commune − se solde par une baisse significative de nos recettes de stationnement.

Enfin, la construction d’un casino, pour la modique somme de 4 millions d’euros sans aucune assurance de son occupation, plombe durablement les comptes de la commune et nous interroge : la commune travaille-t-elle pour ses habitants ou pour des intérêts très éloignés de l’intérêt général ?

Les laissés-pour-compte de la municipalité

Pendant ce temps-là, notre patrimoine se dégrade ; le tissu associatif qui était une force importante de notre vie locale connaît des moments difficiles ; nos jeunes quittent de façon inexorable notre territoire faute de pouvoir s’y implanter. Les chiffres du prix de l’immobilier, tant dans l’ancien que dans le neuf, faisant de Mimizan une des communes les plus chères de la côte landaise, ne sont pas là pour nous rassurer. La commune − au lieu de jouer son rôle de modérateur, avec des prix de cession de son patrimoine inaccessibles pour des revenus modestes ou moyens − encourage la spéculation.

La dévitalisation commerciale du centre-ville se poursuit : chaque mois, nous enregistrons une fermeture de commerce sans qu’aucune action corrective ne soit entreprise. Le réaménagement annoncé depuis de nombreuses années est tous les ans repoussé. Entretemps, le centre se meurt et le service de proximité et de centralité qu’apportent les commerces s’amenuise tous les jours un peu plus.

Le budget 2018, au lieu de prendre acte de cette situation pour le moins préoccupante, poursuit la même orientation et continue de creuser les difficultés de notre commune. Nous tirons une fois de plus la sonnette d’alarme comme nous le faisons, vainement, depuis fort longtemps.
Nos avertissements sont balayés et nous prêchons sans succès dans un désert où seules défiance et arrogance dominent.

Les élus de Mimizan Avenir

Dernier commentaire

  • Yves Serveto
    7 avril 2018 at 17 h 32 min Répondre

    Une situation qui malheureusement va continuer à se dégrader… En effet il faudra du temps pour un retour à de meilleurs indicateurs… Et c’est bien les mimizanais qui vont en subir les effets.

  • Manou
    7 avril 2018 at 20 h 48 min Répondre

    Des campings municipaux le restaurateur a été exclu ainsi que la responsable de l’epicerie. Les associations locales n’y sont pas non plus les bienvenus…. le tissu local importe peu pour ces rois de la finance.

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