Mimizan avenir

Le casino en question

Le casino en question

Le point 12 du conseil municipal du 30 juin dernier portait sur le choix de mode de gestion du casino (voir les rapports du conseil municipal du 30 juin 2016 pp. 12-13). Voici  l’intervention de Xavier Fortinon au sujet de la concession pour le casino.

Arrivant au terme de la précédente délégation et le contrat que vous aviez signé avec Socofinance ayant été annulé par le Tribunal administratif (TA), le Conseil Municipal doit relancer une nouvelle consultation pour trouver un exploitant pour le casino, à partir du premier octobre 2017.

Par contre, nous pourrions très bien maintenir l’emplacement du casino dans la rue du Casino plutôt que de conditionner ce nouveau contrat au déplacement sur la ZAC des Hournails dans un bâtiment construit à la charge de la commune.

Lors de la première consultation, les élus de Mimizan Avenir vous avaient alerté sur les risques d’un tel déplacement et sur le modèle économique sur lequel il s’appuyait. Vous n’en avez pas tenu compte et, aujourd’hui, la commune se trouve dans une situation fort inconfortable.

Considérez-vous que, dans une période difficile financièrement, la construction d’un casino à la seule charge financière de la commune avec un endettement à 100 % constitue une réelle priorité surtout à un moment où vous ne cessez de répéter que la commune manque de ressources pour maintenir l’investissement à un niveau compatible avec l’entretien de notre patrimoine ?

Par ailleurs, le retour sur investissement de cet équipement est pour le moins hypothétique, voire totalement surréaliste.  Je reprendrais en cela les propos du Rapporteur public lors de l’audience du TA qui conduisit à l’annulation de votre Délégation de service public (DSP) quand il évoquait le caractère irréaliste du Produit brut des jeux (PBJ) proposé par la société Socofinance que vous aviez retenue (chiffres qui vous ont servi pour démontrer l’équilibre de la construction).

Pour que mes collègues aient des éléments de comparaison, le produit brut des jeux actuel est de 1 600 000 € et la société qui avait été retenue prévoyait, en 2018, que le PBJ soit de 4 231 000 € soit 264 % de progression. Le casino de Mimizan serait l’équivalent des casinos de Sète ou Saint-Jean-de-Luz. Alors qu’en 2015, cette même société enregistrait pour les deux casinos qu’elle exploite des baisses respectives de 3,8 % à Gujan-Mestras et 3,58 % à Lacaune-Les-Bains.

Comment affirmer que, dans ce contexte où les chiffres d’affaire des casinos sont globalement en baisse, le casino de Mimizan verrait son chiffre dans les deux ans qui viennent multiplié par plus de 2,5 ?

Nous revenons sur ces éléments car ce sont sur eux que s’appuie votre choix de déplacement du casino avec une redevance de 200 000 € par an alors que l’actuel exploitant supporte une charge locative de 70 000 €, soit en rapport avec le PBJ actuel.

Bien que votre précédente consultation soit annulée et que nous sommes actuellement sans exploitant, vous avez néanmoins lancé le chantier de construction en prenant le risque de vous retrouver avec un bâtiment sans casinotier.

Nous avons encore la possibilité de faire machine arrière et de limiter la casse en lançant une consultation de concession avec le maintien de l’activité sur son site actuel.

Une décision différente ferait encourir à la commune des charges financières qu’elle pourrait difficilement supporter. Je rappelle que le montant à rembourser sur 20 ans s’élève à 6 653 000 €.

Personne ne pourra dire qu’il n’était pas au courant, chaque vote engage chacun d’entre vous et, en cas de difficulté financière demain, personne ne pourra se réfugier derrière une quelconque décision collective. La responsabilité individuelle sera engagée.

 

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