Mimizan avenir

Le choix des mots…

Le choix des mots…

Notre société évolue fortement et fait éclater les cellules familiales. Comme sur tout le territoire national, la ville de Mimizan est concernée par les dé-cohabitations (séparations, perte du conjoint, départ des enfants) faisant baisser le nombre de personnes par ménage. Une des conséquences est la demande de petits et moyens logements. Or, sur Mimizan, l’offre de logements concerne essentiellement des locations saisonnières et peu à l’année. L’analyse des besoins sociaux menée sur notre territoire en 2020 fait apparaître ce manque de logements et constate l’appauvrissement des personnes qui dé-cohabitent, forcément. Les plus modestes iront se loger ailleurs qu’à Mimizan.
Les parcours professionnels (on ne parle plus de carrière !) ne sont pas plus linéaires que nos parcours personnels. Maintenant apparaissent, presque pour tout le monde, des périodes joliment nommées transitions professionnelles : c’est à dire des périodes de chômage. Il faut souvent se reconvertir, être prêt à repartir de zéro sur des emplois pas mieux qualifiés ni mieux rémunérés.
L’attractivité de notre territoire, la proximité de Paris, l’asphyxie du bassin d’Arcachon et du sud des Landes, ont fait sérieusement augmenter les prix des terrains et des maisons. Beaucoup de propriétaires mimizannais seraient aujourd’hui dans l’incapacité d’acheter leur logement dans les conditions actuelles. D’autres ont fait de jolies plus-values en cédant leurs biens.
Pour cela, je considère que les propriétaires mimizannais sont plus chanceux que les locataires.
Effectivement, je ne mésestime pas les efforts et les situations parfois difficiles pour accéder à la propriété, même si les taux immobiliers n’ont jamais été aussi bas.
Etre logé dans sa maison est une richesse tellement évidente, surtout quand arrivent la retraite ou la perte d’emploi. Pouvoir rembourser un prêt pour posséder une maison à Mimizan cela signifie avoir un certain pouvoir économique : accéder à l’emprunt bancaire n’est pas possible pour tout le monde.
Quand, en conseil municipal, je parle de cadre de référence, je pense à ces personnes qui vivent seules, ces familles mono-parentales, qui font face à des difficultés personnelles insurmontables, qui vivent d’expédients, qui ne se projettent pas, qui ont peur du lendemain et qui se demandent si elles seront en capacité de payer leur loyer et leurs repas. Elles font appel aux services sociaux qui seuls peuvent leur
apporter une solution à court ou moyen terme, elles ont lié peu de relations car l’exclusion, la pauvreté isolent.
Certains vont rétorquer : moi, je me lève tous les matins, j’ai accès à un prêt bancaire, je peux demain envisager de devenir propriétaire, les autres n’ont qu’à faire comme moi…
La vie n’est pas si simple, chacun a son sac à dos à porter et certains sont peut-être plus lourds à porter que d’autres ou parfois certains moments de la vie sont plus difficiles.
Alors « nanti » : personne riche… le mot n’est pas forcément approprié, j’en conviens, pour qualifier tous les propriétaires mimizannais.
Mais le choix des mots qu’on utilise n’est-il pas la représentation de ce que l’on vit, de notre cadre de référence ? Cet hiver, deux personnes sont décédées dans la forêt dans des habitations précaires, pour ne pas dire dans la rue… (Dans la rue c’est en ville, chez nous c’est dans la forêt) des personnes travaillent et vivent dans leur voiture…Et oui, cela s’est passé à Mimizan ! Alors, ce n’est pas une insulte dans ma
bouche que de dire que les propriétaires mimizannais sont plus favorisés que les locataires, que ceux qui sont hébergés, que ceux vivant dans des mobil-home, dans des camions, ou dans leurs voitures.

Michèle Périer

Dernier commentaire

  • Poudens
    24 avril 2021 at 19 h 01 min Répondre

    Madame Périer,

    Vous prenez les propriétaires de Mimizan pour des nantis et donc il faut avec votre majorité actuel qui n’a été élu que grâce aux mensonges que vous avez balancez pendant la campagne électorale de 206 voix d’avance, augmentez les impôts des propriétaires Mimizannais car vous n’êtes pas foutu de mettre en place une politique digne de ce nom sans en ces temps de crise venir prendre à la population mimizannaise.

    Arrêtez de nous prendre pour des cons, les gens de Mimizan qui sont propriétaires actuellement sont issue du milieu sociaux professionnel ouvriers et pour avoir leur maison ont bossé toute leur vie et ont payé ou payent encore des crédits et cela représente 63.5% de la population Mimizannaise.

    Pendant 2 mandats, l’ancienne municipalité à fait ce que vos amis socialiste s et vous n’avez pas fait pendant 20 ans de pouvoirs auparavant, vous n’avez qu’à demandé à votre grand ami et président de la CCM de Mimizan et président du conseil départemental ; ils avaient bloqués le foncier, résultats de courses tout, les jeunes Mimizannais sont partis faire construire sur les communes environnantes pendant 20 ans.

    Pendant 2 mandats, le foncier est devenu accessible à grand nombre de gens a faible revenu mais qui travaillent et se lève tout les jours, d’ailleurs pendant 2 mandats le foncier de Mimizan Bourg était moins cher que les communes d’Escource ou de Labouheyre qui sont plus sociale soi disant.

    Et le foncier de la Mimizan Plage était le moins cher de toute la côte Atlantique ; Bretagne compris, vous pouvez vérifier.

    Donc dire que les gens ne peuvent pas acheter à Mimizan, c’est mentir, si vous mettez en place une politique immobilière digne de ce nom comme l’ancienne municipalité où le foncier est encadré.

    Vos propos m’ont choqué, et les Mimizannais et les landais apprécieront. Vous considérez les gens comme riches parce qu’ils travaillent honnêtement, ils font tout pour s’en sortir et payent leur impôts honnêtement sans râler, sans rechigner.
    Vous ne savez pas d’où on vient, mais une chose est sûr, la grande majorité des personnes que vous pointez du doigt ne sont pas nés avec une cuillère d’argent dans la bouche et il faut arrêter de faire de l’assistanat à tout va pour protéger des gens qui ne veulent pas participer à la société mais en profiter, il faudrait mieux les mettre face à leur responsabilité et se poser les bonnes questions, Pourquoi ces gens se retrouvent à la rue comme vous dites, ils ont fait des choix dans leur vie et chaque choix entraîne des conséquences , ils sont adultes et responsables et donc ils doivent assumer leur choix de vie et ce n’est pas à la population mimizannaise de payer pour les choix que ces personnes ont fait, cela devient trop facile et c’est cela le libre arbitre et la liberté.

    Il faut arrêter de faire porter la faute aux autres mais chez les socialistes depuis 30 ans vous avez l’habitude de donner de grandes leçons sans jamais vous appliquer ces règles à vous-même, d’ailleurs avez-vous dit aux mimizannais que certains de votre conseil municipale avaient déjà posé des options sur des terrains du parc d’Hiver pour spéculer alors que vous êtes soi disant contre.

    Le mensonge est votre fond de commerce, notre cher maire nous explique que pour garder son train de vie, il a été obligé de s’augmenter ses émoluments de Maire, et il veut augmenter les impôts des Mimizannais, mais que d’abord le conseil montre l’exemple et face l’effort et après on pourra discuter.
    Notre cher maire avait dit pendant sa campagne qu’il prendrait la tête de la CCM sur une radio local, mais en fait non, il l’a laissé à son mentor Mr Fortinon, n’est ce pas du mensonge encore.

    Madame par vos propos, vous m’excédez, car aider les gens cela ne veut pas dire les assister et les remplacer, chaque personne a son parcours de vie qui peut être malheureusement plus ou moins chaotique mais ce n’est pas à la société à se substituer à leur responsabilité.

    Un Mimizannais qui était de gauche, qui n’est pas de Droite mais qui ne sera plus jamais de gauche.

  • CONSTANS Laurence
    24 avril 2021 at 20 h 07 min Répondre

    Définition de nanti

    Personne à qui il ne manque rien ; richard (souvent péjoratif).

    Employé comme adjectif
    riche, pourvu
    Employé comme nom
    personne riche

    Synonyme de nanti

    aisé
    bourgeois.
    fortuné
    fourni.
    garni.
    pourvu.
    privilégié
    prospère.

    Ci-joint la définition ainsi que les synonymes de « Nanti » que vous avez employés lors de votre intervention au Conseil Municipal. Croyez-vous que cela s’applique aux Mimizannais propriétaires ? Laissez moi en douter. Je fais partie de ces citoyens qui ont économisé toute leur vie active pour investir, en faisant l’impasse sur les sorties, les voyages, les fringues à la mode et les nouvelles technologies. Une vie avec des hauts et des bas, où certains jours, les mets d’excellence n’étaient pas au menu, remplacés plutôt par les patates et les nouilles, où les enfants n’avaient pas de tablettes et internet ou le dernier téléphone à la mode. C’est un sacrifice que nous avons fait en notre âme et conscience, sans rien demander et toujours avec un esprit positif. Ce n’est pas l’augmentation des impôts fonciers qu’ici je conteste, mais plutôt l’analyse que vous avez fait, je pense maladroitement, des propriétaires mimizannais.

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