Mimizan avenir

Le petit bout de la lorgnette

Le petit bout de la lorgnette

Jeudi 21 juin 2018

18 h – 19 h 45

Atmosphère : branquignolesque

Le discours sur les finances est bien rodé ; il tourne en boucle depuis longtemps. Qu’à cela ne tienne, on nous le ressert, au cas où nous n’aurions pas lu le M de juin : « Malgré la diminution des recettes de fonctionnement et des dotations de l’Etat, l’emprunt contracté sous la contrainte pour le casino, les investissements sont maintenus contre vents et marées, les impôts n’augmenteront pas. Nous avons pris nos responsabilités et nous avons un programme ambitieux pour Mimizan. » Et gnagnagna. Inutile de dire que l’opposition n’a pas la même appréciation de la situation financière de la commune. Sur l’exercice 2017, la capacité d’autofinancement est négative : c’est nouveau et inquiétant. Pratique de chercher des responsables à l’extérieur sans analyser ses choix et ses erreurs… « Si l’on peut trouver normal de se défendre quand la situation se dégrade en trouvant des responsables (l’Etat, l’opposition), il faudrait aussi dire la vérité pour le débat démocratique. »

Les charges de personnel ? Huit agents à intégrer qui n’ont pas été repris par le délégataire du camping, conséquence de la Délégation de service public (DSP). Toujours pas de recettes du délégataire et donc un coût pour la collectivité. Le délégataire ne paie pas la taxe de séjour (reversée à l’Office intercommunal de tourisme par la Communauté de communes). Et pourquoi ne paie-t-il pas ses impôts? Pas du tout gêné aux entournures, on répond : « Parce que vous étiez contre la DSP. »

La lorgnette se dit qu’on atteint le fond. Elle regarde les Guignols de l’info ? Non, non, elle assiste à une séance de conseil municipal.

Le déplacement des camping-cars et l’effondrement des recettes divisées par deux ? Mais enfin, M. Fortinon, de quoi parlez-vous ? « Vous invitez le catastrophisme à la table des débats, une descente vers les Enfers. » Les Enfers, c’est le royaume des morts… et l’enfer est parfois pavé de bonnes intentions.

Point 10 de l’ordre du jour : vente d’une partie de la parcelle AX 110. Un terrain prévu pour des aménagements sportifs. Ce n’est pas possible « parce qu’il est pollué par une grosse canalisation » explique nigaudement le rapporteur. La réponse fuse : « Donc si l’acheteur lit le compte-rendu du conseil… on pourrait avoir un retrait de la délibération. »

Le maire a l’air… absent, quasi indifférent à ce qui se déroule. Il a tout de même eu un sursaut de semi-lucidité, après avoir été mis en cause sur la politique culturelle : « Je suis le chef, donc c’est de ma faute. »

Quand on veut « se donner les moyens de ses ambitions », la moindre des choses serait de proposer des arguments qui tiennent la route et ne pas se contenter de réponses aberrantes et emplies de morgue. Mais c’est sans doute trop demander à l’équipe majoritaire.

 

Arlette Bouigue

 

 

 

 

 

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