Mimizan avenir

Le petit bout de la lorgnette

Le petit bout de la lorgnette

Jeudi 21 février

18h-19h30

Atmosphère : Au pays de Candy

« Comme dans tous les pays 
On s’amuse on pleure on rit 
Il y a des méchants et des gentils… »

La situation financière de la commune vue par la majorité lors du Débat d’orientations budgétaires (DOB) est au zénith. Vue par l’opposition, à son discrédit.

Autour de la table, nous avons d’un côté : pour les produits de fonctionnement, « des recettes en hausse constante et un excédent brut courant qui augmente-bonne nouvelle- des dépenses maîtrisées. Une épargne brute en hausse, et une épargne nette positive à l’horizon 2020, malgré les emprunts. Quant aux recettes 2018, s’il y a eu des cessions non réalisées, elles seront décalées très tôt en 2019.»

« A rester inactifs, on aurait perdu plus que les chiffres qui sont sur le tableau.»Arnaud Bourdenx se la joue Mme Irma et nous promet que les entrées pour le casino -loyer de 100000€- (rappelons qu’elles devaient être de 160000€, puis de 110000…) et 46 000€ de produits des jeux « seront plus et plus les années suivantes. »

De l’autre côté : « Vous nous assénez les mêmes arguments, les mêmes messages. Ce DOB est un copié-collé des rapports antérieurs ; la situation se dégrade inexorablement ; plus ça va, moins ça va ; l’épargne nette est négative pour la troisième année consécutive ; vous n’arrivez pas à juguler vos dépenses et l’endettement progresse. »

Le premier adjoint ne s’embarrasse d’aucune fioriture : « Vous vous trompez, il y a longtemps qu’on s’en doute, mais on en a la preuve ce soir. Pas de catastrophisme ; on va de l’avant. Et vos écrits sont les mêmes que l’année dernière. »Quoi de plus normal puisque rien, décidément rien n’a changé depuis l’an passé…

Daniel Corbeaux ajoute son grain de sel. « Il y a un menteur dans cette salle ; je vous ai déjà suggéré qu’il fallait freiner les investissements. S’il y a des pots cassés, il faudra bien les payer. »

Durant le débat, le maire n’a prononcé que ces quelques mots : « Les chiffres sont vrais. » « On a besoin des banquiers. Ce ne sont pas des philanthropes ; donc si on nous prête, c’est qu’ils ont confiance en nous. »

Et chacun sait qu’on ne prête qu’aux riches, n’est-ce-pas ? Jusqu’à quand ?

Arlette Bouigue

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