Mimizan avenir

Le petit bout de la lorgnette

Le petit bout de la lorgnette

12 novembre 2015

18 h-20 h

Atmosphère : bis repetita

En petite forme l’équipe majoritaire en cette douce soirée de novembre. Impressions de déjà vu, déjà entendu.

A l’instar de son premier adjoint, ( cf. « Le petit bout de la lorgnette du 24 septembre dernier), le maire fait valoir d’emblée son autorité, en refusant le débat sur le point n° 8 de la délibération du dernier conseil, qu’il faut approuver. On revient sur les critères d’attribution de la parcelle n°40 – Pyramide 2.

« Ce n’est pas à l’ordre du jour. »  « On ne discute pas. » Dommage : le public brûlait d’envie d’en savoir plus. Et est en droit d’en savoir plus.

Avant d’aborder les points 3 à 5 de cette séance, le maire se fend d’un solennel préambule. Il se doit d’expliquer encore et encore pourquoi la municipalité est prise d’une telle frénésie de cession de terrains.

« La vente de foncier est nécessaire pour faire des investissements, sans augmenter les impôts. Et s’il y en a qui ont d’autres solutions, on les écoute.  » Comme il tend le bâton pour se faire battre, Marie-France Delest ne manquera pas de lui rappeler QUI peut l’aider à équilibrer son budget et de quelle manière. En revoyant à la baisse le prix exorbitant du skate park, peut-être ? Le plus cher existant sur le littoral et qui pourrait être ramené à des proportions moins prétentieuses et onéreuses pour la commune.

Le maire, se rengorgeant : « Au moins, on a de l’ambition pour Mimizan. » L’argent et l’ambition… un duo qui se transforme souvent  en duel…

La passe d’armes entre Marie-France Delest et le maire prendra fin en apothéose. La conseillère s’interroge sur la vente hasardeuse de la parcelle AE40 et apporte des précisions qui pourraient annuler cette vente,  puisqu’un recours est toujours engagé par un riverain (voir l’article « Vente de la parcelle AE4 : le maire persiste et signe » paru sur notre blog le 11 novembre dernier). Le maire lui coupe la parole : « Vous avez plus de renseignements que moi ! »

« Mais monsieur le maire, ils sont dans les documents que vous nous avez fournis ! » rétorque-t-elle, mutine. Laissant le maire, coi !

Rappelez-vous : un jour, le maire dit qu’il n’a pas écrit l’ordre du jour. Un autre,  il ne sait pas répondre aux questions qui lui sont posées. Et en ce 12 novembre, il avoue involontairement qu’il ne lit pas les documents produits par ses services, pour délibérer en conseil.

Que fait-il réellement à la mairie ?

Arlette Bouigue

 

 

Dernier commentaire

  • Nicole MUNOZ
    21 novembre 2015 at 16 h 34 min Répondre

    On se le demande. C’est vraiment dramatique ! Quand les mimizannais vont-ils se réveiller ?

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