Mimizan avenir

Le petit bout de la lorgnette

Le petit bout de la lorgnette

Jeudi 28/01/2016

18 h – 19 h

Atmosphère : dialogue de sourds

Les cessions obsessionnelles,  frénétiques de parcelles communales se poursuivent (ordre du jour numéros 5 et 6). Et ce soir « d’une partie de parcelles » 268 m2 adjugée et vendue au prix de 62500 €.

Marie-France Delest se demande, à juste raison, s’il “restera un bout d’herbe” qui échappera à la gourmandise de la municipalité. Elle se demande… car elle sait bien qu’elle parle in deserto. Deux visions politiques s’affrontent toujours. Xavier Fortinon signale le montant important des travaux sur la desserte de ce terrain. Est-il inclus dans le prix d’achat du terrain ? Il ne l’est pas. Mais le maire ne le sait pas.

Il ne sait pas non plus ce qu’il va advenir du chantier arrêté il y a deux ans et demi, à Mimizan-Plage, derrière le marché couvert : cet immense bâtiment gris, ouvert à tous les vents. Ou il croit savoir “qu’il y aura une résidence de tourisme, achevée rapidement. Logiquement, ça va se terminer”.

Mais quand ? Et comment ? On nage en eaux troubles. D’autant que cela fait un an déjà qu’on nous parle de cette hypothétique résidence de tourisme.

La cession “d’une partie de la parcelle référencée AK 193” est doublement intéressante.

L’acquéreur s’est désisté pour l’achat d’une autre parcelle, sur laquelle la municipalité prévoit un lotissement de sept logements. Les raisons de ce désistement ne sont pas connues et l’opposition ne cherche pas à en savoir plus. Elle avait voté contre en proposant de scinder ce terrain en sept lots le 12/02/2015, et se satisfait de ce retournement de situation. Pas de “on vous l’avait bien dit”.Pas d’ostentatoire jubilation. Un simple constat : tout arrive, même être entendu.

agence258La délibération sur le patrimoine s’achève par une remarque de Xavier Fortinon sur le destinataire des courriers adressés par les acquéreurs. Ni le maire ni l’adjoint à l’urbanisme, mais Le DGS… Tiens, tiens ! Et avec  copie au directeur de cabinet.

“Il n’y est pour rien. C’est moi qui ai décidé.”

“J’ai bien noté, M. le maire, que c’est à votre initiative.”

La lorgnette ne voudrait pas lasser les lecteurs avec cette antienne : que font le maire et sa cohorte de conseillers ? Mais tout de même…

Elle a entendu M. Plantier, lors de la cérémonie des vœux, dire “se débarrasser de la gestion des campings qu’on ne maîtrise pas”.

Elle a entendu ce soir que le DGS est non plus le directeur général des services au service de la collectivité et des élus. Mais le “je Dis, je Gère, je Sers”.

Arlette Bouigue

 

 

 

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