Mimizan avenir

L’environnement sacrifié aux intérêts immobiliers

L’environnement sacrifié aux intérêts immobiliers

Voici la tribune libre des élus de l’opposition , à paraître dans le prochain magazine municipal:

En représentation −et pour faire la promotion de la commune − les élus affichent l’argument environnemental et le triptyque magique océan-lac-forêt comme étendard identitaire.
En revanche, les opérations d’aménagement urbain et les transactions avec les opérateurs immobiliers qu’ils conduisent, s’assoient allègrement sur les préoccupations environnementales et la préservation de notre cadre de vie.
Une fois de plus, il y a loin entre les discours et les actes.

Le gâchis de la ZAC des Hournails

Conçu en 2007, à la suite d’une concertation étroite avec la population, le quartier des Hournails avait été pensé sur le modèle de la forêt habitée. Il était l’occasion de donner le « la » d’une politique urbaine alliant les préoccupations environnementales et sociales. Le bâti devait se fondre dans l’environnement et en respecter les caractéristiques physiques. De généreux espaces publics aux bénéfices des habitants et un réseau de voies douces permettaient la connexion du quartier au centre, au Courant et aux axes conduisant à l’océan. Le relief du terrain devait servir à diversifier l’offre en matière d’habitat et stimuler la créativité des architectes.

Après une première tranche respectant globalement ces principes, c’est une totale anarchie architecturale qui s’est installée, prémices à de nombreuses difficultés entre habitants, tant les problématiques d’orientations et de lieux de vie semblent être passées après les préoccupations de rentabilité immédiate des opérateurs immobiliers. La commune, en tant qu’autorité délivrant les autorisations de construire, a la responsabilité de cette cacophonie et devrait mesurer la responsabilité de ses choix sur le futur vivre ensemble. Les Hournails sont utilisés comme une pompe à cash par la municipalité au détriment du cadre de vie.

Le Parc d’Hiver « remake » des Hournails ?

Autre terrain concerné, celui dit du « Parc d’Hiver » à l’entrée de Mimizan Plage Nord. L’aménagement sous forme de ZAC est toujours dans sa phase d’instruction en vue de l’obtention des différentes autorisations administratives. Le projet, tel que défini, ne tire visiblement pas les leçons des errements du quartier des Hournails : volonté de forte urbanisation par près de 350 logements au détriment de l’environnement.

Ce projet − engageant fortement les dix prochaines années d’urbanisation de Mimizan − mériterait une vaste association des citoyens à son élaboration. À un moment où la démocratie représentative est fortement remise en cause, il est nécessaire d’associer formellement les habitants. Des ateliers citoyens pourraient être mis en place où chacun s’exprimerait sur l’habitat qu’il souhaite voir édifier, sur le devenir de l’espace forestier, sur le traitement des espaces de co-visibilité avec le Courant, sur les services et les équipements de loisirs qu’il serait intéressant de réaliser.

Des options bien différentes

À travers ces deux exemples de gestion du patrimoine foncier − on aurait pu évoquer le parking sud et la colonie du Tarn-et-Garonne −vous pouvez mesurer que plusieurs chemins sont possibles dans l’aménagement d’une commune. Celui retenu par la majorité actuelle est de coller à la demande des opérateurs immobiliers qui obéissent à des logiques de rentabilité à court terme. Celui que nous préconisons est de s’inscrire dans une réflexion concertée avec les habitants dans le souci de préserver notre cadre de vie et de résister à la pression des promoteurs.

Les élus de Mimizan Avenir

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