Mimizan avenir

L’impasse comme avenir

L’impasse comme avenir

La prochaine tribune libre des élus de l’opposition pour le journal « le M » est prête.

Au cours de la même semaine, j’ai participé à deux débats budgétaires : celui du département Landes et celui de la commune de Mimizan. Au-delà des montants, qui sont incomparables compte tenu de la taille des collectivités, c’est la différence d’état d’esprit qui m’a frappé. D’un côté, une vision prospective s’inscrivant dans le long terme, poursuivant l’amélioration permanente du service rendu et le développement économique pour préparer les mutations qui se dessinent ; de l’autre, un repli sur soi autocentré sur la communication qui fait office de ligne directrice.

Le résultat de cette politique de court terme – sans véritable réflexion, où les cessions foncières servent de boussole à notre majorité municipale –, ne s’est pas fait attendre : la population permanente et active de Mimizan baisse, impactant directement nos ressources financières.

Absence de réflexion d’avenir pour Mimizan

C’est un sujet sur lequel nous revenons souvent, car c’est le centre des préoccupations des élus normalement constitués. Comment construit-on l’avenir de notre commune, quelle politique d’accueil, quel projet urbain, quels services à la population doit-on développer ? Autant de questions qui ne sont jamais abordées dans les commissions ou en conseil municipal.

A écouter la majorité, une seule méthode est envisageable : maintien des impôts et cessions foncières.

Alors que la politique fiscale et la gestion du patrimoine ne sont que des outils au service d’un projet, ils deviennent, pour Mimizan, le seul projet des élus de notre commune. Notre patrimoine bâti communal se détériore et les activités qu’il abrite commencent à se trouver en difficulté ; le commerce de centre-ville – tant au bourg qu’à la plage – souffre faute d’anticipation face aux implantations à la périphérie de la ville ; l’évolution de notre tissu urbain n’est conditionnée que par les besoins des promoteurs immobiliers. La majorité a totalement démissionné et ne pèse pas sur le propre devenir de notre commune. Nous nous trouvons dans un bateau piloté par des acteurs – non élus – dont les choix ne sont guidés que par des intérêts privés. L’intérêt général a totalement disparu des décisions du conseil municipal.

Une majorité enfermée dans sa communication

Nous sommes face à un mur d’incompréhension teintée de défiance ne voyant dans nos propositions que des remises en cause et non des apports à l’avenir de notre commune à laquelle nous sommes très attachés. Cette majorité s’est totalement « bunkerisée ». Elle n’a plus conscience que son attitude dessert totalement les Mimizannais.

Elle se réfugie dans une communication à tout-va pour combler le vide sidéral de son action. Elle semble s’être engagée dans une fuite en avant, augmentant tous les ans le budget de la communication alors que l’on ne parle que de nécessaires économies pour l’ensemble des actions de la commune. N’est-ce pas prendre les habitants pour ce qu’ils ne sont pas, quand, dans un seul numéro du journal municipal « le M », on répète près de dix fois la même information ? De deux choses l’une : soit on n’a rien à dire, soit on prend les lecteurs pour des mal-comprenants, ou peut-être les deux… Nous vous laissons le soin d’y répondre.

Xavier Fortinon

 

 

 

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