Mimizan avenir

L’incompréhension n’équivaut pas à l’opposition

L’incompréhension n’équivaut pas à l’opposition

Le petit bout de la lorgnette

30/06/2016

18H-19H30

Atmosphère : l’incompréhension n’équivaut pas à l’opposition…

En 2017, au Parnasse, se jouera Ruy Blas, drame de Victor Hugo  (une histoire de relations entre maîtres et serviteurs…). Si la pièce connut le succès lors des premières représentations, elle fut, par la suite, l’objet de critiques défavorables — attaques politiques au nom de la monarchie, et incompréhension : un laquais aussi héroïque qu’un monarque ? – Du jamais vu… Hasard du calendrier ? L’incompréhension fut le leitmotiv de cette séance de conseil municipal, où la majorité n’a eu de cesse de répéter à l’opposition qu’elle ne comprenait pas, ne comprenait rien à ses choix, à ses projets.

Le Skate- Park ? « A la hauteur de ce que nous méritons à Mimizan. Vous n’avez pas encore compris. C’est une réussite. » A vingt-deux jours de l’inauguration… constat précoce.

« On est parfois inquiets sur la compréhension des uns et des autres. Mais on a très bien compris, je vous rassure. Et si vous compreniez ce qu’on vous explique aussi bien que nous vous comprenons, on ferait des progrès. » Ces mots vaudront une sarcastique sentence « Vous ne pouvez pas être professeur de tout, M. Fortinon », signée Arnaud Bourdenx.

Le nouveau casino ? Après l’exposé de Xavier Fortinon, le maire tente une explication plus que laborieuse où la lorgnette n’a rien compris, hormis ceci : « L’actuel casino va mourir de sa mort. On aura un casino moderne avec des parkings et l’avenir du casino, c’est Mimizan. »

Pour ma part, l’avenir de Mimizan, c’est Mimizan Avenir. Je mourrai de ma mort, évidemment, mais pas sur les parkings de votre casino, M. le maire !

Mme l’adjointe à la Culture, qui liste le programme du Parnasse, cite ce vers extrait de Ruy Blas (II,2) : « ce ver de terre amoureux d’une étoile. »

A ce ver, la lorgnette préfère ces vers-ci (III, 2)

« Bon appétit! Messieurs !

Ô ministres intègres !

Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
De servir, serviteurs qui pillez la maison. »

Car, à l’ordre du jour – point 11 – se vendent parcelles et demi – parcelles et une butte aux Hournails de 1382 m², pour 32 000 €, à un habitant dont la propriété fait moins de la moitié de cette butte. On vend un terrain à vocation forestière parce qu’il est difficile à nettoyer. Marie-France Delest – qui remarque qu’une fois de plus, on se débarrasse d’espaces verts – ne comprend donc rien ? On refile un terrain difficile à entretenir… le propriétaire s’en chargera et on encaisse 32 000 € ! Que du bénef, pour la commune.

Il sera répondu à Arnaud Bourdenx (décidément très en verve ce soir et remonté comme un coucou) que l’argument majeur de cette vente est financier, tout comme pour chaque espace vert vendu. Dénaturer le projet initial des Hournails : « une pinède habitée, un éco-quartier, préserver des espaces verts partagés », piller notre vert patrimoine  n’est pas la préoccupation première de cette municipalité. A la valeur marchande, sera opposée la valeur écologique : « Garder des espaces verts, ça a un prix : préserver son environnement. »

Comme d’habitude, la majorité feint de ne pas comprendre les rejets de ses projets par l’opposition. Il est tellement plus facile de l’accuser d’avoir l’esprit obtus, plutôt que de réfléchir à ses propres errements, à ses choix plus que discutables.

Arlette Bouigue

 

 

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