Mimizan avenir

Musée : quel avenir pour les collections ?

Musée : quel avenir pour les collections ?

Alors que l’Association socio-éducative mimizannaise (ASEM) a été priée de quitter le musée, quel est son devenir pour le musée et celui des collections léguées par de nombreux habitants ? Petit rappel historique et situation actuelle.

Le musée de Mimizan a été créé en 1980 et fondé sur les découvertes historiques locales. De nombreux bénévoles ont fait naître l’histoire de Mimizan dès les temps préhistoriques : découverte de silex taillés, de tumulus et urnes funéraires, se prolongeant par la présence gallo-romaine (voie romaine littorale) et par le Moyen Âge, avec l’implantation du prieuré bénédictin et le peuplement favorisé par la sauveté, jusqu’à la transition de l’agro-pastoralisme vers la sylviculture.

L’Association socio-éducative mimizannaise (ASEM) Archéologie a fait vivre ce musée par convention passée avec la commune en 2001. Elle a recueilli de nombreux dons : outils agricoles, de résiniers, d’apiculteurs, d’artisans…, témoignages précieux d’un passé certes révolu mais dont il est bon de garder le souvenir et de pouvoir ainsi mesurer les évolutions sociales et économiques.

Où en est-on aujourd’hui ?

L’ASEM a été priée de quitter le musée.

Des collections d’objets (dons de Mimizannais) sont menacées d’être jetées faute de considération portée à leur valeur patrimoniale par certains élus.

Faute de connaître le devenir des objets préhistoriques déposés au musée, les inventeurs (les découvreurs) sont disposés à les retirer laissant un « musée » sans témoins archéologiques !

La maison Plantier, ancien prieuré, destinée par l’actuelle majorité à l’habitat, est ainsi détournée de son intégration à un projet d’aménagement du vieux bourg historique de Mimizan.

L’ASEM – privée de moyens humains malgré une convention toujours en vigueur pour épauler les bénévoles – ne peut plus assurer l’accueil de nombreux scolaires (300 en 2014) à la Maison du patrimoine.

La commune a réduit la fréquence des visites du clocher-porche, pourtant inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO, restreignant ainsi son attractivité touristique.

Malgré nos sollicitations écrites, toujours pas de réponse sur la politique culturelle vis-à-vis du musée et de la protection du patrimoine.

L’Association de Défense du Patrimoine de Mimizan a entrepris tout au contraire un recensement exhaustif du patrimoine historique sur le territoire de la Communauté de Communes avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles afin de vulgariser la connaissance historique de notre région et de protéger juridiquement les objets légués par les habitants.

 

Un bénévole de l’ASEM

Dernier commentaire

  • CARPEDIEM
    16 mars 2016 at 7 h 37 min Répondre

    Pourquoi ce patrimoine ne peut-il pas être pris en charge par la Communauté de Communes en un lieu commun qui permettrait de l’exploiter en concertation avec toutes les communes partenaires… vers une meilleur évolution?
    C’est la démarche qui a été adoptée par le site de BRASSEMPOUY. Ne perdez pas de temps, pensez à la mémoire des jeunes qui seront demain en charge de ce territoire.

    • Mimizan Avenir
      18 mars 2016 at 23 h 00 min Répondre

      Dans le cadre des statuts actuels de la communauté de communes, l’hypothèse que vous envisagez n’est pas possible. Il faudrait que la communauté de communes ait pour compétences la gestion du patrimoine historique.
      On ne peut que déplorer que la commune de Mimizan tourne le dos à tous ces bénévoles qui sont à la base des découvertes sur l’histoire de notre territoire.
      Xavier Fortinon

  • Fauthous
    3 avril 2016 at 21 h 23 min Répondre

    Bonsoir,
    Vous avez tout à fait raison.
    Vous pourrez constater dans quelques temps l’intérêt de la Communauté de Communes pour la gestion du patrimoine historique. La « borne de Sauveté » des trois Pignes va être totalement dénaturée par la construction de la maison de santé.
    Vous voyez la paille dans l’œil du voisin mais pas la poutre dans le votre.
    Bien à vous.

    • Mimizan Avenir
      4 avril 2016 at 8 h 37 min Répondre

      La construction de la maison de santé a été validée par l’Architecte des Bâtiments de France et son implantation a tenu compte de la présence de la borne de sauveté. Elle se situera à 45 m de celle-ci.
      Par ailleurs, vous n’êtes pas sans savoir que la borne de sauveté située dans l’impasse de la Sauvetat dans le quartier de Vigon est en plein milieu d’un lotissement sans que sa visibilité et son accessibilité n’en soit altérée. Elle a même été déplacée au début des années soixante.
      Ce qui est important, c’est que cette spécificité patrimoniale et historique soit préservée et son histoire racontée. Qu’une d’entre elles voit un équipement d’intérêt général s’implanter à proximité ne peut que contribuer à l’amélioration de sa connaissance et de sa préservation.
      Soyez assuré de mon attachement à ce patrimoine, j’ai suffisamment travaillé aux côtés de Jean Bourden qui, je le rappelle, est un des artisan de la valorisation de notre patrimoine, pour ne pas le galvauder.
      Xavier Fortinon

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