Mimizan avenir

Le petit bout de la lorgnette (I)

Le petit bout de la lorgnette (I)

24/11/2016

18 h – 19 h 15

Atmosphère : La voix de son maître

Le ton est donné d’entrée : le maire veut du vote, pas d’interventions. Et il y en aura. Il ne les écoute même pas : son ventriloque est venu ce soir murmurer à son oreille. Le directeur général des services a en effet déplacé table et chaise pour être au plus près du maître des lieux. Pour lui souffler des réponses et lui apporter son soutien. Il serait temps que M. Banquet, préposé aux nouvelles dénominations de rues, suggère pour nos grands penseurs/dépenseurs : une avenue Bironien, une avenue Nicolas… une impasse Plantier. Pour l’opposition, nous nous contenterons d’une allée de la Résistance.

Car il en faut de la résistance et de l’espérance pour lutter contre la violence et l’entêtement de cette majorité. L’opposition est « aveugle et méchante » dixit la tribune libre de Le M. Ce soir – malgré les mises en garde de Fortinon (le maire oubliant sa légendaire urbanité, l’interpelle ainsi) et de Daniel Corbeaux – la majorité a montré son aveuglement, son jusqu’au-boutisme, face à deux projets (casino, héliport/aire de camping-cars), sur lesquels la lorgnette reviendra prochainement. Elle a montré aussi sa radicalité et son autoritarisme, ne permettant pas à Monsieur Fortinon de reprendre la parole et de répondre au maire sur le dernier point de l’ordre du jour. Je parle. Tu réponds. Je parle : tu te tais. Plantier a invoqué le/un règlement intérieur qu’il faudra  nous montrer… un jour.

Faire taire des voix qui dérangent est une spécialité de la majorité. (Point 2 de l’ordre du jour). Mme Morin – receveur municipal, dont le rôle consiste à contrôler l’argent public – a osé contester une décision lors du conseil du 27/10 « en rappelant les règles de droit au maire et à son directeur général des services (DGS), alors qu’elle est seule apte à éviter des dérives », souligne Xavier Fortinon. Elle en sera punie et il est décidé de lui supprimer l’octroi de l’indemnité de conseil et de confection du budget municipal, dès 2016 et pour les années suivantes, car « les services rendus par Mme Morin ne sont pas satisfaisants. » Le DGS est « directeur financier, donc juge et parti » comme le fera remarquer Daniel Corbeaux rappelant par deux fois qu’il fait toujours partie de la majorité. Il ajoutera que « les élus qui vont voter cette décision  dénigrent le travail d’une personne montrée du doigt, tout en ne sachant rien de son travail ». Xavier Fortinon, quant à lui, pointera « la bunkérisation du maire qui s’isole de plus en plus, sa rupture entre l’institution et la commune qu’il représente ».

Avoir voix au chapitre est de plus en plus difficile dans cette assemblée. Les seules voix qui importent à M. le maire étant celles de ses conseillers municipaux, moutons de Panurge.

Arlette Bouigue

 

 

 

 

 

 

Dernier commentaire

  • Pierre et Rosine MARTINEZ
    29 novembre 2016 at 18 h 07 min Répondre

    « Les services rendus par Madame MORIN »ne sont pas satisfaisants ».Cette phrase interpelle.Qu’a donc fait cette dame?Quelle infamie a-t-elle commise pour se voir infliger une telle sanction?N’aurait-t-elle pas simplement fait honnêtement son travail?

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