Mimizan avenir

Le petit bout de la lorgnette

Le petit bout de la lorgnette

Le conseil municipal du 15 septembre 2016 comme si vous y étiez… par le petit bout de notre lorgnette…

Jeudi 15 /09/ 2016
18 H – 19 H 30
Atmosphère : Où chacun campe sur ses positions…

L’attente de l’ordre du jour, le point 14 : Délégation de service public (DSP) pour l’aménagement et l’exploitation du camping du Lac et du camping de la Plage à Mimizan.

Le public était nombreux : les habitués des deux camps, des employés des campings et des campeurs…

Le maire lit un long préambule, affirmant qu’il ne reviendra pas sur la DSP (actée) et ce choix que conteste l’opposition, du moins pour le camping de la Plage. C’est pourtant ce qu’il fera et longuement, usant d’une figure de style appelée « prétérition »,  qui consiste à parler de quelque chose, après avoir annoncé que l’on ne va pas en parler. Notre homme a des Lettres et va le prouver. Il parsème « son » préambule de mots latins : « Rendez-vous dans deux ans et vous pourrez voir in situ et de visu que nous avions raison de choisir la DSP. » Suivis d’envolées lyriques où nous rêvons de ces campings qui vont passer du « déclin à la renaissance. » D’un aphorisme où la lorgnette a perdu son latin et la moitié de la phrase : « Qui ne risque pas de vivre est de mourir. » Traduisons : les campings actuels sont morts. Que vivent les campings, nouvelle formule !
Puis il s’enflamme et nous parle de « philosophie générale », de « choix de la prudence », de « transparence », de « programme ambitieux pour Mimizan ». Il ajoute qu’il n’y aura « ni campings de pauvres, ni campings de riches », car il n’a pas de « vision bipolaire de la société. » Vraiment ?

Xavier Fortinon lui répond point par point – pour une fois, les conseillers majoritaires l’écoutent fort attentivement, sans les postures habituelles de rejet – arguments chiffrés à l’appui (hébergements en dur : hausse de  25 à 45 %/ emplacements nus pour deux personnes : tarif actuel, 13 € 60 ; 30 € en 2017). Le maire avoue ne pas connaître les tarifs, alors qu’il les a signés… Il prend alors une pose très décontractée – bras sur le dossier du fauteuil, tête haute – mais se contracte rapidement, se fige, tout en dodelinant de la… même tête, et coupe la parole au conseiller pour lui lancer « ça vous est déjà arrivé de tenir une affaire ? » N’obtenant pas de réponse à cette question aussi sotte que grenue, et de guerre lasse, le maire laisse la parole à Arnaud Bourdenx. Avec son arrogance coutumière et sa lecture des dossiers très relative, le premier adjoint tentera de prouver la « malhonnêteté » du conseiller de l’opposition… Tarifs en hausse ? Que nenni ! Pardon… voilà que je me mets à parler comme le scribe de la tribune de Le M. Et trouvera l’argument suprême : « Les collectivités alentour ont choisi de déléguer, ça fonctionne, on le fait. »

Les campeurs assis à mes côtés ont vite compris qui il fallait croire. Et ne reviendront pas à Mimizan. Ils ont apprécié la démonstration de Xavier Fortinon concernant ce qui s’est fait et qu’il ne fallait pas faire. Il compare cette DSP à ce qui se fit dans les années 1990 pour l’eau et l’assainissement. Confiés à de grands groupes par de grosses communes – Bordeaux, par exemple, M. le maire ? Votre point de comparaison récurrent pour Mimizan – qui aujourd’hui font marche arrière pour reprendre en main le marché.

Deux petites citations pour notre maire et ma chère Culture :

« Il faut être de son temps. » Daumier
A quoi, Ingres répondit : « Mais si l’époque a tort ? »

 

Arlette Bouigue

Dernier commentaire

  • Alain Tauzia
    21 septembre 2016 at 6 h 08 min Répondre

    Le devenir des personnels mimizanais employés des campings a-t-il été évoqué?
    Quels seront leurs statuts?
    Seront-ils maintenus dans leurs fonctions?
    Leur rémunération sera-t’elle indexée sur les futures marges énormes annoncées (comme d’habitude)

    • Mimizan Avenir
      21 septembre 2016 at 10 h 26 min Répondre

      Le statut des personnels à été évoqué.
      Ils ont le choix d’intégrer les équipes du délégataire ou de travailler au sein des services de la commune. Ce choix peut être modifié tous les trois ans dans le cadre d’une convention de mise à disposition. Leurs rémunérations continueront d’être assurées par la commune quel que soit le choix de l’agent. Le délégataire remboursera la commune pour les agents qui ont fait le choix de travailler pour le délégataire.
      La commune a fait des propositions de postes aux agents qui souhaitent ne plus rester dans les campings. Il y a rarement adéquation entre les fonctions et les compétences.
      XFORTINON

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