Mimizan avenir

Où se situe l’intérêt général ?

Où se situe l’intérêt général ?

 

 

Voici la tribune libre des élus de Mimizan Avenir, à paraître prochainement dans Le M.

Une collectivité est garante de l’intérêt général. Dernièrement, certaines décisions du conseil municipal de Mimizan ont remis en cause ce principe constitutionnel.
En effet, par le déclassement du domaine public de la parcelle abritant l’hélistation, la commune crée les conditions de la disparition de ce service public, essentiel pour la sécurité et la santé des Mimizannais.

Rappel historique

En 1980, le conseil municipal, dirigé par François Dugrand, sollicite l’Office national des forêts (ONF) pour l’acquisition d’une parcelle, afin d’y édifier l’hélistation. Après une déclaration d’utilité publique diligentée par le préfet, la commune devient propriétaire en 1982 de ce terrain de 2 500m² pour la somme de 6 000 F, soit moins de 1000 € actuels. Il est bien précisé sur l’acte de vente qu’il s’agit d’édifier une hélistation afin d’assurer la surveillance du littoral.

Aujourd’hui, le conseil municipal désaffecte et déclasse du domaine public, cet espace acquis pour une bouchée de pain par expropriation de l’État, afin de réaliser une banale opération immobilière. Il prend la responsabilité de la disparition du service public qui y est attaché.
Alors que Mimizan s’est battu pour obtenir ce détachement saisonnier de la gendarmerie – car c’est la commune de France qui est la plus éloignée d’un centre hospitalier – on supprimerait ce service public qui a sauvé de nombreuses vies ?

De l’art d’esquiver ses responsabilités

Ce qui est le plus stupéfiant, c’est la désinvolture avec laquelle ces décisions sont présentées et l’absence de courage pour assumer la conséquence de ces actes. Le maire renvoyant ainsi l’initiative à la gendarmerie nationale et non à la commune.
La gendarmerie, dans son courrier joint à l’enquête publique, motive son déplacement par la présence des zones de camping. Dans la mesure où les camping-cars ont été déplacés, cet argument s’élimine de lui-même.
Que suggère le conseil municipal pour le maintien de ce service public ? Il propose à la gendarmerie de se déplacer sur un site dont la commune n’a pas la gestion – l’aérodrome – sans avoir vérifié, au préalable, les possibilités juridiques, techniques et financières d’implantation de ce service sur ce site.

L’argent valeur cardinale

Le maire nous explique que la commune n’est en rien responsable de cette situation. Jusqu’à preuve du contraire, c’est la commune qui décide de la désaffectation de la parcelle et du déclassement du domaine public, condamnant de fait la présence de ce service sur le Sud de Mimizan Plage. De plus, elle met en vente cet espace auprès d’un promoteur immobilier au prix de 1 500 000 €. Le maire et sa majorité ne peuvent pas s’en laver les mains et faire comme s’ils n’y étaient pour rien.

À aucun moment ne semblent peser dans la balance la sauvegarde d’un service essentiel pour la surveillance du littoral et la gestion de l’urgence en période estivale. Où sont les grandes déclarations sur la couverture santé du secteur de Mimizan ? Visiblement, elles n’ont pas résisté à la perspective d’une juteuse opération financière.

Une fois de plus l’intérêt privé supplante l’intérêt général dans la gestion de notre commune.

Les élus de Mimizan Avenir

 

 

Dernier commentaire

  • Nadine NOUETTE
    21 novembre 2017 at 18 h 17 min Répondre

    Je ne comprends pas pourquoi Christian Plantier veut encore mettre du béton là où l’on sauve de nombreuses personnes soit l’héliport. C’est très important pour la commune plutôt que de faire atterrir les hélicoptères, comme avant l’héliport, sur les plages ! A quoi jouez vous Christian Plantier ???????

  • Manou
    21 novembre 2017 at 21 h 29 min Répondre

    Le parking de l’helistation c’est bien à côté de l’ancienne Aire de stationnement des camping-cars? Là où pour lutter contre la montée du niveau de la mer on dépose des dunes de sable pour ensuite l’etaler sur de l’enrobé pour rehausser le niveau du sol et lutter contre le risque inondation et puis après avoir payé pour niveler ce sable sur toute la surface on va encore le déplacer pour créer des places de stationnement… places de stationnement qui existaient avant que l’on ne détruise ce parking???? C’est pas un peu deconnant tout ces chantiers sans queue ni tête ? Service public = argent du contribuable, merci monsieur le maire pour votre perspicacité, à moins que vous n’ayez pas été tenu informé de tél travaux par vos gourous!

  • Moumour
    4 février 2018 at 2 h 35 min Répondre

    Je suis revenu à Mimizan, quitté à l’époque du club Mickey, c’est dire. Fini les Fusains, le sable partout, la dune au pied de la maison de ma grand_mère, libre d’accès, les blockhaus en haut, les maisons plus loins ensablées sous la dune, les chardons bleus, et une liberté de circulation que je ne réalisais alors pas. Je me rappelle même du pont en bois sur le courant.
    Le parking ? inexistant, un terrain vague. Les constructions sur dunes ? inexistantes. Les platanes muriers, inexistants.
    Les aménagements immobiliers en bois, inexistants. La découpe des voies de la circulation, un peu biscornue, inexistante, les trottoirs itou.
    Toute cette nostalgie idiote, pour vous dire que je constate et ne ne connais pas les tenants, ni les aboutissants des chantiers opérants, les paramètres, les volants de décision comme on dirait à Paris, mieux les raisons diverses et variées..$$$.. (ou ailleurs sûrement).
    Bon, il existe Citykomi ( Store internet libre), et tout les maps, les gouv, de la ligne d’information.
    Quel est le problème ?
    Pragmatisme, néomachin:
    – bétonner : bétonnière à flux financier public /privée et dérives, difficultés inévitables, retombées certaines mais
    ciblées.
    conséquences : village dortoir d’été et recette des investisseurs et des habitants à location, annexe, chambre.
    Population locale triée par le pouvoir d’achat.
    consolidation : L’état de fait. Ce qui est vrai aujourd’hui l’est, point. Vérité monétaire.

    Autre, néocactus :
    -Participatif : ?
    conséquence : responsabilité sans enjeu financier « non concerné extérieur » mais participatif, groupe de pression
    concertés local à soutien extérieur et enrichissement distribué (ouf…sérieux ?)
    consolidation : L’état de fait. Ce qui est vrai aujourd’hui l’est, point. Vérité humaine.

    Le chef c’est toi. (et moi ….)

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