Mimizan avenir

« Un front de mer digne de ce nom »

« Un front de mer digne de ce nom »

C’est ainsi que le magazine Le M qualifie la réalisation récemment inaugurée en grande pompe, mais avec un auditoire plutôt clairsemé.

Nous ne reviendrons pas sur les aléas pour le moins chaotiques du chantier et sur le coût de cet aménagement qui vient compléter ceux de la Garluche, réalisés précédemment.

Ces travaux viennent notoirement améliorer l’aménagement de la corniche du Courant- réalisé il y a maintenant trente ans-  qui avait subi l’assaut des ans et surtout les effets de son exposition au plus près de notre littoral. Les aménagements de promenade de détente et de repos constituent  des valorisations significatives, rendent l’espace encore plus attractif et permettent une découverte de notre environnement océanique. Nous n’apporterons pas d’avis sur sa minéralisation que beaucoup qualifient d’excessive et nous nous concentrerons sur son exposition aux aléas.

En effet, en tant que responsables publics, nous devons nous interroger sur la durabilité de nos aménagements et sur leur nécessaire entretien compte- tenu du coût d’investissement.

L’expérience du précédent aménagement a démontré qu’il subissait de plein fouet l’ensemble des aléas climatiques et qu’il était en première ligne face aux fortes tempêtes d’hiver. N’est- il pas paradoxal d’avoir sur son territoire un Plan de prévention des risques littoraux(PPRL) fixant des contraintes sur la constructibilité de certains secteurs et s’en affranchir quand il s’agit de réaliser des équipements publics ? Dans le PPRL, ce secteur de Mimizan est en grande partie en zone rouge, zone à risque principal empêchant toute construction nouvelle.

Présente en juillet dans la salle Maurice Martin, l’exposition «  Le littoral évolution et mobilité » était en la matière très instructive. Nous savons que nous ne résisterons pas à la force des éléments, même si nous n’en connaissons pas l’échéance. Plutôt que d’investir dans des espaces à risque, ne devrions- nous pas anticiper les évènements et faire des aménagements les plus souples et les plus végétalisés  possibles. Aujourd’hui, nous parlons de plus en plus de relocalisations d’activités- en vue d’une évolution sur plusieurs dizaines d’années- qui pourraient modifier fondamentalement notre littoral et impacter notre station.

Sans être alarmistes, nous devons prendre en compte ces évolutions inexorables dans nos réflexions sur l’avenir de Mimizan et arrêter la politique de l’autruche.

La commune existera après nous et notre responsabilité ne s’interrompt pas à la durée de notre mandat.

Xavier Fortinon

 

Dernier commentaire

  • Yves Serveto
    27 août 2018 at 22 h 06 min Répondre

    Le président de la communauté de communes avance des vérités qu’il faut entendre.
    En effet des aménagements étaient nécessaires,
    mais il faut mesurer et prendre en compte tant les enjeux environnementaux ou de bord de littoral avec les risques naturels,
    que les enjeux financiers complétés ici par des dérives financières.
    Au-delà de ces constats, de tels projets demandent réflexion, études, et échanges avec les habitants.
    La longévité et le coût des investissements sont à ne pas négliger!!!!
    Pense t on aux générations futures qui devront payer par l’impot Local, ou se passer de services de proximité ?
    Le président Fortinon dit bien « la responsabilité ne s’interrompt pas avec la durée du mandat ».
    Et j’ajoute que tout « investissement » a par la suite un coût de fonctionnement.

    Restons mobiliser pour les mimizanais, mais aussi pour ceux qui seront le demain de Mimizan !!!

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